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Lors d'un point de presse à l'issue de leur rencontre, les deux responsables ont réaffirmé l'excellence du niveau de coopération et de coordination entre les services des ministères de l'Intérieur des deux royaumes ainsi que la convergence de leurs approches, notamment dans le domaine de la lutte contre l'immigration clandestine.
A cet égard, C. Benmoussa a rappelé l'approche globale prônée par le Maroc qui intègre «le respect des droits des immigrés, le souci du co-développement et qui ouvre des opportunités de mobilité entre les deux pays». «Nous avons évoqué ce sujet et nous partageons la même vision», a souligné le haut responsable marocain, avant d'ajouter que le sujet «doit être traité avec la même visibilité». De son côté, A. P. Rubalcaba a affirmé que le phénomène «doit faire l'objet d'une gestion intégrale», insistant sur l'inévitable nécessité du rapatriement des émigrés illégaux. Pour le ministre espagnol , autant son pays reste attaché au respect des droits des immigrés légaux, autant il tient à lutter contre l'immigration clandestine. Selon lui, à travers le rapatriement des immigrés illégaux, l'Espagne entend envoyer un double message.
Le premier à l'adresse des réseaux de trafic des clandestins pour leur dire : «Arrêtez de duper les gens !». Le second est aux candidats à cette immigration clandestine pour leur demander : «Arrêtez de vous fier à ces trafiquants qui vous exploitent». Outre la délicate question de l'immigration, la gestion du transit des MRE a été examinée par les deux ministres. Et là aussi, les deux responsables n'ont pas caché leur entente et leur satisfaction des conditions dans lesquelles se déroule cette opération. Alfredo Pérez Rubalcaba a déclaré ainsi que «notre collaboration a permis le passage jusqu'ici de plus de 600.000 personnes sans accroc; et à la faveur de cette coopération, le transit se déroule de mieux en mieux chaque année».
Il a jouté qu'en matière de protection civile, l'excellence des relations est telle que nos deux pays ont examiné un projet de coopération qu'ils comptent soumettre à l'UPM (Union pour la Méditerranée). Concernant, la question de la lutte contre les réseaux terroristes, les deux responsables ont souligné la nécessité d'agir de concert et en parfaite intelligence pour juguler cette menace. Le ministre espagnol a ainsi insisté sur l'importance de travailler «la main dans la main et du renforcement de nos systèmes d'échange d'information». Et ce n'est pas Benmoussa qui le contredira. Pour lui, «les terroristes sont organisés en réseaux transnationaux. Plus il y a coordination, plus on gagnera en efficacité et en résultats».
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