NATIONAL
  INTERNATIONAL
  SPORTS
   
  NATIONAL
  INTERNATIONAL
   
  Arts
  Musique
Théatre
Cinema
 
  MODE
  ELLES!
   
  HOROSCOPE
  METEO
  Change
  Videos
  Annuaire Web
 
 

 

 Actualités national :
 
Un rapport balisera le terrain aux réformes de fond
Comme nous l'avions annoncé dans notre édition du 19 juin (www.lematin.ma), une délégation conduite par la secrétaire d'Etat chargée de l'enseignement scolaire, Mme Latifa Labida, s'est déplacée du 7 au 16 juillet au Chili et au Mexique.
           ................................................................................
Une autre délégation, cette fois-ci du ministère des Affaires économiques et générales, vient aussi de rentrer après un déplacement en Indonésie. Objectif : voir comment ces pays ont réussi la réforme de leurs systèmes de compensation ainsi que le ciblage des populations qui en ont le plus besoin. Il s'agit là d'une démarche marquée du sceau de l'ouverture sur des modèles qui se rapprochent le plus de la réalité marocaine. Au Mexique par exemple, le gouvernement a opté pour une sorte de revenu minimum d'intégration pour les couches sociales nécessiteuses. L'on a retrouvé le même schéma proposé par certains partis politiques au cours de la campagne électorale des législatives du 7 septembre.

L'USFP, à titre d'illustration, a proposé une aide de 500 DH par mois aux familles démunies, conditionnée par l'engagement de ces dernières de scolariser leurs enfants. L'Exécutif a pris ensuite le relais, mais sans engagement officiel.
Aujourd'hui, deux éléments phares peuvent être considérés comme acquis dans le processus de réforme. Ils ont fait l'objet d'une présentation au Conseil de gouvernement d'hier jeudi par Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales.

Primo, l'affichage des prix principalement du blé subventionné. Cette denrée a toujours été sous l'emprise du phénomène de spéculation et de détournement. En indiquant clairement le prix, le gouvernement entend barrer la route à des agissements que l'on a pris l'habitude de condamner sans pour autant prendre les mesures qui s'imposent ou passer à la sanction. Beaucoup d'encre a, en effet, coulé sur l'importance de l'affichage dans un temps où le gouvernement a besoin de visibilité dans sa politique de verrouillage aussi bien en amont qu'en aval des processus de distribution du blé subventionné. Pour plus d'efficacité, la Caisse de compensation a jugé bon d'externaliser sa brigade de contrôle. Un pas positif, estime-t-on, dans la mesure où le contrôle reste le parent pauvre en matière de ciblage.

Deuxième point concret, la nouvelle réforme s'est basée sur la carte de la pauvreté établie par le Haut commissariat au Plan. Ce document permettra un meilleur usage de la compensation, notamment dans les régions qui reçoivent, par exemple, peu ou prou de blé subventionné. Selon une source ministérielle, 500 nouveaux centres ruraux bénéficieront d'un traitement plus équitable que par le passé. Notons que ladite carte n'a pas manqué de prendre en ligne de compte les communes les plus pauvres qui figurent également dans les programmes de l'INDH.

Il faut dire, au-delà du souci social, que la volonté du gouvernement de faire le grand ménage à la Caisse de compensation est également nourrie par l'impératif de rationaliser son intervention et partant les dépenses budgétaires qui en découlent.
Décryptons. L'équipe El Fassi, bien que récemment saluée par le FMI, ne s'en trouve pas moins sur la corde raide ballottée entre son obsession, certes positive, de maintenir les grands équilibres budgétaires et la contrainte d'insuffler une nouvelle dynamique en matière d'investissement et de création d'emploi. Procéder à un meilleur ciblage de la compensation allègera incontestablement l'effort social du Budget et donnera plus de visibilité sur d'autres secteurs à forte valeur ajoutée.

En effet, selon une récente déclaration de Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances, les engagements de la Caisse peuvent totaliser vers la fin de l'année la coquette somme de 45 milliards de DH, soit presque le double du budget d'investissement de l'Etat.
Il paraît donc clair que le sujet mérite tout l'intérêt qu'on lui porte. D'autant plus qu'il figure en pole position sur la liste des domaines que le gouvernement veut dérouiller en y appliquant une nouvelle gouvernance qui ne jure que par le résultat.
------------------------------------------------

Passer à la vitesse supérieure
On s'attend à ce que la délégation ministérielle ayant bouclé sa tournée au Chili et au Mexique établisse un rapport qui doit faire l'objet de document de référence. Selon une déclaration de Latifa Labida à l'agence MAP, les membres de la délégation ont «pris connaissance de l'expérience de ces deux pays, matérialisée essentiellement par des programmes s'adressant aux familles et aux personnes en situation de vulnérabilité». Et la secrétaire d'Etat d'ajouter que «l'objectif de cette mission est de s'enquérir sur le terrain, au niveau des deux pays, des modalités de mise en œuvre des systèmes de protection sociale, des mécanismes de ciblage des bénéficiaires et des systèmes de subventions».

Tout porte à croire qu'après ces déplacements, le gouvernement passera à la vitesse supérieure afin de boucler avant la fin de l'année l'un des dossiers les plus difficiles de son mandat.
LE MATIN 18-07-2008   

   
     Inscription