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Il s'agit d'une démarche "informelle" avant l'adoption définitive des textes, compte tenu "du caractère assez délicat du sujet", a expliqué le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni lors d'une conférence de presse. "Nous avons un excellent rapport de coopération avec Jacques Barrot", le commissaire européen chargé de la Justice, "qui a accepté cette décision", a ajouté le ministre.
M. Maroni a aussi annoncé que le rapport réclamé par Bruxelles sur le recensement lancé par l'Italie dans les camps de nomades était "prêt" et serait transmis le jour même à Jacques Barrot. L'Italie avait promis au commissaire européen de lui communiquer avant fin juillet un rapport sur les conditions et la finalité du recensement controversé des habitants des camps de nomades, semblant viser particulièrement les Roms. Le ministre italien a indiqué que le rapport est accompagné de lettres de la Croix-Rouge et de l'UNICEF, associés aux opérations de recensement. Il a assuré que le recensement, qui a déjà commencé dans les camps de Rome, Naples et Milan, serait suivi fin septembre d'un "premier plan de scolarisation des enfants" de nomades.
Les décrets législatifs envoyés pour avis à Bruxelles font partie d'un ensemble de lois visant à durcir la politique d'immigration de l'Italie adoptées par le gouvernement de Silvio Berlusconi depuis son entrée en fonction en mai dernier.
Ces trois textes modifient l'application en Italie de directives de l'Union européenne sur le regroupement familial, la libre circulation des citoyens de l'Union européenne (UE) et le statut de réfugié.
Parmi les nouvelles mesures figurent le recours aux tests ADN dans les procédures de regroupement familial ou l'obligation de disposer de ressources suffisantes légales pour séjourner plus de trois mois en Italie.
L'Italie veut aussi pouvoir prononcer l'éloignement immédiat d'un citoyen de l'UE "pour motifs impératif de sécurité", prolonger jusqu'à 15 jours la durée de rétention d'un citoyen de l'UE, ou restreindre la liberté de déplacement des demandeurs d'asile.
Dès l'annonce de ces projets en mai dernier, les députés européens avaient appelé M. Berlusconi à respecter l'état de droit et les réglementations européennes. M. Maroni, membre duparti populiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord, a indiqué vendredi que le gouvernement tiendrait compte des avis de Bruxelles avant de valider définitivement les textes déjà adoptés par le Parlement italien.
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