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"L'Etat de droit, démocratique, a donné une réponse exemplaire avec ces arrestations. C'est le destin des membres de l'ETA, c'est ce qui les attend", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement italien à Naples, dans le sud de l'Italie.
"La justice et tout le poids de la loi s'abattront sur eux pour toujours", a-t-il menacé.
M. Zapatero, qui a une nouvelle fois rejeté toute possibilité de dialogue avec l'organisation séparatiste basque depuis que celle-ci a rompu le cessez-le-feu en juin dernier, a adressé ses "plus vives félicitations" aux polices française et espagnole, après l'interpellation d'un couple en France, soupçonné d'avoir tiré sur deux gardes civils espagnols qui sont décédés.
Ces arrestations sont le fruit des "énormes efforts entre l'Espagne et la France", et d'une "coordination permanente" entre les deux pays, a-t-il souligné.
Un homme et une femme, soupçonnés d'avoir tué un garde civil espagnol et d'en avoir grièvement blessé un autre, décédé depuis, samedi à Capbreton (sud-ouest), ont été interpellés mercredi en France, dans un village du département de la Lozère.
Le Président du Conseil italien Romano Prodi a de son côté exprimé le "soutien et la solidarité du gouvernement et du peuple italien à l'Espagne dans sa lutte contre le terrorisme", ce pays ayant "payé un prix élevé, trop élevé" dans ce combat.
Le sommet, auquel participaient cinq ministres pour chaque délégation, a aussi fourni l'occasion de rappeler que Rome et Madrid "sont deux pays profondément unis par une politique commune sur la même idée de l'Europe et sur une forte similitude de positions sur les grands problèmes mondiaux", selon M. Prodi.
"Nous avons consacré une attention particulière à la Méditerranée, qui représente un espace naturel pour nos deux pays, et nous souhaitons lancer avec d'autres pays, comme la France mais aussi la Commission européenne, des initiatives concrètes dans ce domaine, comme par exemple pour la protection de l'environnement", a poursuivi M. Prodi.
M. Zapatero a souligné que le renforcement de la coopération entre pays méditerranéens "doit se faire dans le cadre de la politique générale de l'UE" et chercher à obtenir "des résultats concrets".
Un accord sur des "autoroutes maritimes" à travers la Méditerranée, destinées à alléger le trafic autoroutier passant par les zones sensibles des Pyrénées et des Alpes, a également été signé au cours du sommet, a annoncé M. Prodi, sans donner davantage de précisions.
Les deux dirigeants ont également évoqué les problèmes d'immigration. M. Prodi a répété qu'il n'y avait pas eu d'expulsions massives de Roumains, moins de 200 personnes, après l'adoption d'un décret controversé facilitant le renvoi pour des raisons de sécurité d'étrangers membres de l'Union européenne.
Ce décret a été adopté après le meurtre à Rome fin octobre d'une femme attribué à un jeune Roumain tzigane.
"Rien ne nous fait penser que le décret adopté en Italie ait pu augmenter le nombre de Roumains" arrivés d'Italie en Espagne, comme l'avait évoqué la presse, a pour sa part indiqué M. Zapatero.
Les deux dirigeants pourraient achever leur sommet par une note culturelle avec une visite au Musée d'art contemporain de Naples, selon les organisateurs, à l'instar de leurs épouses qui se sont rendues dans la matinée à Pompéi.
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