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 Actualités international :
 
Israël et le Hamas écartent toute trêve
Israël et le mouvement palestinien Hamas ont exclu hier l'instauration d'une trêve portant sur l'arrêt des frappes israéliennes à Gaza en échange d'un arrêt des tirs de roquettes contre Israël.
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L'objectif d'Israël est d'obtenir l'effondrement du régime du Hamas.
Les hauts responsables israéliens ont estimé que les propositions de trêve supposées émaner du Hamas, révèlent sa faiblesse et qu'en conséquence Israël doit poursuivre la pression en "vue de l'effondrement du régime" instauré à Gaza par ce groupe palestinien lors d'un coup de force en juin.

Côté Hamas, des dirigeants du mouvement ont exclu toute trêve tant qu'Israël poursuit ses opérations et ont démenti l'avoir envisagée à ce stade. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a estimé que le Hamas "ne pouvait pas être un partenaire pour un dialogue" devant le Conseil des ministres. "Israël n'est pas intéressé à négocier avec des groupes comme le Hamas et le Jihad islamique qui n'acceptent pas les conditions" posées par la communauté internationale, a-t-il poursuivi. Ces conditions portent sur la reconnaissance d'Israël, l'arrêt des violences et l'acceptation des accords passés conclus par l'Autorité palestinienne.
Olmert a par ailleurs annoncé que l'armée poursuivrait ses attaques dans la bande de Gaza après une série de frappes terrestres et aériennes qui ont tué vingt membres de groupes armés en une semaine.

"Nos forces ont mené une série d'opérations dans la bande de Gaza pour réduire au minimum le nombre des tirs de (roquettes) Qassam contre les habitants du sud (d'Israël) et viser ceux qui en sont responsables", a-t-il dit. "Les opérations contre les groupes terroristes continueront comme par le passé depuis de nombreux mois. Il n'y a pas d'autre façon de décrire ce qui se passe là-bas: il s'agit d'une vraie guerre entre l'armée et les groupes terroristes", a-t-il souligné. Le ministre de la Défense Ehud Barak a renchéri : "Si nous voulons nous assurer que le processus enclenché à la conférence d'Annapolis (en novembre aux Etats-Unis) se poursuive pour créer un horizon politique, il faut en finir avec le Hamas et non le sauver", a-t-il déclaré lors du Conseil des ministres. Barak qui doit se rendre cette semaine en Egypte a estimé que "des idées que pourrait avoir le Hamas sur une trêve sont le résultat des opérations militaires israéliennes" en particulier des "raids ciblés" contre des chefs de groupes armés. "Il n'y a nul besoin de négocier un cessez-le-feu avec le Hamas ou le Jihad islamique. S'ils arrêtent leurs tirs et renoncent à préparer des attentats, nous arrêterons nos opérations militaires", a affirmé pour sa part aux journalistes le vice-Premier ministre Haïm Ramon.

Selon lui, "l'objectif stratégique d'Israël est d'obtenir l'effondrement du régime du Hamas".
Trois ministres, Shaoul Mofaz (Transports), Binyamin Ben Eliezer (Infrastructures) et Ami Ayalon (sans portefeuille) s'étaient déclarés la semaine écoulée en faveur d'une trêve avec le Hamas si ce mouvement faisait une proposition jugée crédible. Dans une déclaration à l'AFP, un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwan a affirmé qu'il est "prématuré de parler de trêve aussi longtemps que l'agression contre le peuple palestinien se poursuit". Il a souligné le "droit du peuple palestinien à continuer la résistance".

"De notre côté, nous ne ferons pas à Israël une proposition de trêve", a déclaré un conseiller du Premier ministre limogé, Ismaïl Haniyeh, tout en réaffirmant que le Hamas "n'est pas hostile à une trêve si le blocus contre le peuple palestinien est levé et la liberté du mouvement est rétablie avec l'Egypte".
Israël qui a imposé des sanctions économiques à la bande de Gaza décrétée "entité hostile" s'oppose à l'ouverture de la frontière de ce territoire avec l'Egypte arguant qu'une telle mesure renforcerait encore la contrebande d'armes vers la bande de Gaza.
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Israël poursuit la colonisation
Israël a confirmé hier sa volonté de poursuivre la construction dans deux colonies en Cisjordanie, à la veille d'une nouvelle séance de pourparlers de paix avec les Palestiniens.

Le ministre des Retraités, en charge des affaires d'Al-Qods, Rafi Eitan, a confirmé que le budget de 2008 prévoit la construction de 250 logements dans la colonie de Maalé Adoumim en Cisjordanie et celle de 500 autres logements à Har Homa, un quartier de colonisation dans le secteur oriental annexé de la Ville sainte.
Auparavant, le mouvement israélien La Paix Maintenant avait révélé que ces constructions avaient été budgétisées pour un montant de 25 millions USD. Le budget de l'Etat pour l'exercice 2008 doit être approuvé cette semaine en deuxième et troisième lectures à la Knesset (Parlement).

"Nous avons toujours dit que nous pouvons construire à Har Homa, qui se trouve à l'intérieur des limites municipales d'Al-Qods" unilatéralement fixées par Israël en 1967 dans un secteur annexé de la Cisjordanie, a réagi M. Eitan à la radio militaire.
"Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim, mais nous voulons poursuivre l'extension naturelle dans les grands blocs" d'implantations, a-t-il poursuivi.
La ministre travailliste de l'Education, Youli Tamir, a de son côté affirmé à la presse qu'il existe un consensus en Israël pour que les deux implantations de Maalé Adoumim et Har Homa "fassent partie du territoire souverain d'Israël", dans le cadre des grands blocs d'implantations que l'Etat hébreu entend garder sous sa coupe lors d'un règlement permanent.

Yariv Oppenheimer, porte-parole de La Paix Maintenant, s'est de son côté élevé contre "la poursuite de la colonisation, qui menace les pourparlers de paix avec les Palestiniens".
Interrogé par l'AFP, Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, a exigé du gouvernement israélien qu'il stoppe "au plus vite" sa politique de colonisation.
"Israël continue de créer des problèmes sur la voie de négociations réelles, et ne veut pas d'une paix juste et permanente dans la région" a-t-il ajouté.
AFP 24-12-2007   

   
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