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Trajectoires opposées pour un Stade Français décevant (ici, Ignacio Corleto) et Montauban, surprenant quatrième du Top 14 après cinq journées. |
Pour cause de Coupe du monde, la trêve de Noël intervient après seulement cinq journées. Mais, même s'il reste 21 matchs à chaque équipe pour confirmer son début de saison ou redresser une situation compromise, des tendances se dessinent déjà.
L'échappée belle de Toulouse et Clermont
Les deux leaders impressionnent. Jumeaux de jeu, ils dominent en ajoutant la manière. Un pack rapide et mobile, un triangle d'attaque intenable (Heymans, Clerc, Poitrenaud au Stade ; Rougerie, Malzieu, Floch à l'ASM), un même credo offensif chez les entraîneurs...
Alors, quand les deux s'affrontent, cela donne un régal pour les yeux. En infligeant vendredi soir sa première défaite (21-17) au Stade Toulousain, les Auvergnats ont conforté leurs nouvelles ambitions. Les voilà dauphins à deux petits points du «leader maximo». Pas de doute, on retrouvera les deux téméraires en demi-finales fin juin.
Montpellier, Montauban et Bayonne, les trouble-fête
Derrière cet intouchable duo, on retrouve les étonnants Montpelliérains à la troisième place. La saison dernière, le club héraultais s'était sauvé de justesse (12e). Une rude expérience qui a aguerri la jeunesse aujourd'hui triomphante. Avec, à la baguette, François Trinh-Duc, prometteur demi d'ouverture (bientôt sous le maillot bleu ?), et au combat deux autres champions du monde des moins de 21 ans, les troisième ligne Louis Picamoles et Fulgence Ouedraogo, Montpellier croit en un avenir doré.
Juste derrière, Montauban confirme sa surprenante septième place acquise la saison dernière. Sa victoire face aux champions de France, samedi, ne souffre aucune contestation. Reste à savoir si les Tarn-et-Garonnais seront capables de maintenir ce rythme toute la saison.
Bayonne complète ce trio inattendu. Les Basques de l'inaltérable Richard Dourthe alternent belles victoires (deux bonus offensifs) et cuisantes défaites (46-6 à Paris). Mais après deux saisons à se battre pour éviter la relégation, cette 5e place provisoire est forcément appréciée.
Le père Noël pourrait bien offrir un superbe cadeau aux supporters de l'Aviron. Le champion du monde Bryan Habana était présent au stade Jean Dauger ce week-end. Élu meilleur joueur de la Coupe du monde, l'ailier sud-africain ne sera pas bayonnais cette saison. Mais si un généreux sponsor accepte de s'acquitter de son salaire (au moins 350 000 euros par saison), la star pourrait revêtir le maillot ciel et blanc en 2008.
Paris et Biarritz, retard à l'allumage
Qui dit surprises, dit déceptions. Les deux derniers champions de France émargent dans cette catégorie. Handicapé par les blessures (treize joueurs à l'infirmerie !), le Stade Français traîne la patte. La saison dernière, les Parisiens n'avaient jamais concédé trois essais durant le même match. Samedi, à Montauban, ce fut le cas pour la troisième fois de la saison. Conséquence, Paris voyage mal. Top 14 et Coupe d'Europe confondus, le Stade Français a remporté ses cinq matchs à domicile et est revenu bredouille de ses quatre déplacements.
À Biarritz, c'est l'attaque qui est en berne : quatre essais inscrits en cinq matchs et un jeu qui manque de fluidité. L'Australien Jack Isaac a été appelé en renfort dans le staff pour tenter d'y remédier.
Les illusions perdues de Perpignan, Castres et Brive
Les trois places fortes avaient annoncé leur retour au premier plan. Las ! Perpignan, désormais entraîné par Jacques Brunel, patauge. Trois défaites et un nul pour une seule victoire. L'arrivée de Percy Montgomery, l'arrière, champion du monde, suffira-t-elle pour redresser la barre ? Castres et Brive, eux, ont déjà changé d'entraîneurs pour tenter de se relancer. Effets à suivre.
Dax et Auch : dur d'être un promu
Pour Dax, privé d'entrée de Marc Lièvremont, son charismatique entraîneur promu à la tête du XV de France, et pour Auch, plus petit budget du Top 14, l'opération maintien semble déjà mal engagée.
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