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Un adolescent de 15 ou 16 ans a fait irruption dans la mosquée en ouvrant le feu à coups de fusil avant de faire exploser la bombe qu'il portait sur lui.
Cette technique porte "la signature" du groupe armé fondamentaliste Lashkar-e-Jhangvi, ont estimé ces sources concordantes, sous couvert de l'anonymat.
Les violences anti-chiites redoublent chaque année d'intensité durant le mois de Mouharram et, en particulier, à l'approche du 10 (dimanche), lors de la fête de l'Achoura, qui marque l'anniversaire du martyre de Hussein, petit fils du Prophète Mohammed et fils d'Ali, premier imam chiite. Hussein a été tué en 680 par les troupes du califat sunnite des Omeyyades.
La Lashkar-e-Jhangvi (la légion de Jhangvi) est intimement liée au réseau d'Oussama ben Laden, et ses membres ont été accusés d'avoir perpétré le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl en 2002, et tenté à plusieurs reprises d'assassiner le président pakistanais Pervez Musharraf.
"Le modus operandi est la marque de fabrique de la Lashkar-e-Jhangvi et cela démontre que leur objectif est d'alimenter les haines inter-ethniques", a commenté à l'AFP un de ces hauts responsables à Peshawar, approuvés par plusieurs pairs dans la ville ou à Islamabad.
Ce groupe clandestin entretient aussi des liens très serrés avec le chef de tribu du nord-ouest Baïtullah Mehsud, principal chef présumé d'Al-Qaïda au Pakistan et accusé par Islamabad d'être à l'origine des innombrables attentats suicide qui ensanglantent le pays depuis des mois.
Le directeur de la CIA, Michael Hayden, cité vendredi par le Washington Post, a également assuré que l'agence américaine de renseignements tenait Mehsud pour responsable de cette campagne terroriste qui a fait de 2007 l'année la plus meurtrière de l'histoire du Pakistan avec plus de 800 morts, mais aussi de l'assassinat, dans un attentat suicide le 27 décembre, de l'ex-figure de l'opposition Benazir Bhutto, en pleine campagne pour les législatives.
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