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 Actualités international :
 
Israël desserre légérement son étau sur Gaza
Israël a autorisé lundi le réapprovisionnement en carburant de la bande de Gaza, au quatrième jour d'un blocus strict qui a menacé de plonger le territoire contrôlé par le mouvement palestinien Hamas dans une crise humanitaire.
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A la demande d'ambassadeurs arabes, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé lundi d'avoir mardi une réunion d'urgence pour évoquer la dégradation de la situation dans la bande de Gaza.
Le ministre de la Défense Ehud Barak "a décidé de permettre à nouveau la livraison de fioul à la bande de Gaza pour permettre le fonctionnement de la centrale électrique du territoire. Les livraisons reprendront mardi", a affirmé à l'AFP un porte-parole du ministère, Moshé Ronen, ajoutant que des médicaments allaient également être livrés. Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Aryeh Mekel, a précisé que le gouvernement "continuera d'étudier la situation et agira en fonction de ce qui se passe sur le terrain", n'excluant pas de nouvelles interruptions si des roquettes étaient tirées contre Israël.

Le blocus a été allégé grâce à l'intervention du président palestinien Mahmoud Abbas qui a "réussi à convaincre la partie israélienne de reprendre ses livraisons de fioul à la bande de Gaza dans les prochaines heures", a affirmé à l'AFP son porte-parole, Nabil Abou Roudeina. Quoiqu'il a affirmé mardi que l'allègement du blocus de Gaza par Israël était "insuffisant" et a exigé sa levée totale.
"Cela est insuffisant et nous allons poursuivre nos efforts pour obtenir la levée totale du blocus", a déclaré M. Abbas à la presse à Ramallah après une rencontre avec le chef de la diplomatie néerlandaise, Maxime Verhagen.
M. Abbas a, en outre, critiqué une nouvelle fois les tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza, qui suscitent des représailles israéliennes meurtrières et des sanctions affectant l'ensemble de la
population.

"Ce n'est pas le peuple qui tire ces roquettes. Nous avons condamné ces tirs futiles et continuons de le faire. Ces tirs doivent cesser", a-t-il dit.
Le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaâl, a accueilli favorablement la médiation du président Abbas, dont les forces avaient été chassées du pouvoir à Gaza en juin 2007. "Nous sommes confrontés à l'agression sioniste et nous devons nous féliciter des efforts de tous, à l'étranger comme en Cisjordanie", a-t-il affirmé.
L'unique centrale électrique de Gaza, qui alimente notamment la ville de Gaza, avait cessé de fonctionner dimanche après avoir épuisé ses stocks
de fioul. Après une nuit dans l'obscurité, Gaza a tourné au ralenti lundi. En raison de la pénurie d'essence, seules quelques voitures circulaient dans les rues alors que la plupart des boulangeries étaient fermées.

Les coupures d'électricité ont également perturbé le fonctionnement des hôpitaux qui s'efforçaient de maintenir en activité leurs services d'urgence, ainsi que le réseau de distribution d'eau potable.
Israël s'est efforcé de son côté de minimiser l'effet de ses mesures, soulignant qu'il
continuait de fournir 70% des besoins en électricité de Gaza.
Les dangers d'une sévère crise humanitaire et la multiplication des appels internationaux à la levée du blocus semblent avoir poussé l'Etat hébreu à desserrer son étau sur Gaza malgré des déclarations inflexibles.

"En ce qui me concerne, tous les habitants de Gaza peuvent se déplacer à pied et manquer d'essence pour leur voiture car ils sont gouvernés par un régime assassin qui ne permet pas aux habitants du sud du pays de vivre en paix", a lancé le Premier ministre Ehud Olmert.
Le plus influent chef du Hamas dans le territoire, Mahmoud Zahar, lui a répondu sur un ton de défi. "Nous vous promettons de continuer sur le chemin du jihad et de la résistance, quels que soient les sacrifices et les souffrances, et ce, jusqu'à la victoire ou le martyre", a-t-il dit à la télévision.

L'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés (UNRWA) a annoncé qu'elle cesserait "mercredi ou jeudi" sa distribution d'aide alimentaire à la moitié de la population du territoire, qui compte 1,5 million d'habitants, si les livraisons de
carburant ne reprenaient pas.
Les établissements hospitaliers ne disposent de stocks de carburants que pour "deux à, maximum, trois jours", s'est alarmé la Croix-Rouge internationale.
L'organisation humanitaire Oxfam a, elle, mis en garde contre un "arrêt complet
du réseau d'eau potable et des égouts qui n'est qu'une question d'heures", craignant l'apparition de maladies.
Outre le blocus, Israël a multiplié les attaques dans la bande de Gaza depuis le 15 janvier, faisant 37 morts, pour tenter de mettre fin aux tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien.
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Des manifestations à Rafah
Un échange de tirs a éclaté mardi au terminal de Rafah entre l'Egypte et la bande de Gaza où les forces de l'ordre égyptiennes tentaient de repousser des centaines de manifestantes palestiniennes, ont indiqué des témoins. Les forces de l'ordre égyptiennes ont dispersé à l'aide de lances à eau des manifestantes palestiniennes qui ont tenté de forcer le point de passage de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, ont indiqué les témoins.

Des centaines de manifestants, hommes et femmes, se sont rassemblés devant le terminal pour exiger sa réouverture pour desserrer le blocus imposé à la bande de Gaza par Israël. Selon les témoins, des dizaines de femmes parmi la foule se sont rapprochées de l'entrée principale du terminal "et ont essayé de la forcer".
Quinze femmes ont perdu connaissance ou ont été contusionnées, selon des sources médicales. Elles ont reçu des soins dans un dispensaire proche du terminal.

Certaines manifestantes ont été brièvement retenues par la sécurité égyptienne, ont indiqué les témoins.
Le mouvement palestinien Hamas a appelé lundi la Ligue arabe à "astreindre" l'Egypte à ouvrir sa frontière avec la bande de Gaza.
En dehors de la frontière israélienne, fermée, le point de passage de Rafah représente la seule ouverture de Gaza sur le reste du monde.
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Les négociations peuvent continuer
Les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens peuvent se poursuivre malgré la situation humanitaire "insupportable" dans la bande de Gaza en raison du blocus israélien, a estimé hier à Londres le Premier ministre palestinien Salam Fayyad. "La vie est devenue complètement insupportable, il ne faut pas permettre que cela continue", a déclaré M. Fayyad à l'issue d'entretiens à Londres avec le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband.

Pour autant, "les négociations peuvent évidemment se poursuivre même dans les conditions très difficiles que nous connaissons actuellement", a ajouté le Premier ministre palestinien lors d'une conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie britannique. M. Miliband a pour sa part déploré la situation "grave" dans la bande de Gaza, où Israël a desserré hier le blocus imposé depuis cinq jours à la suite d'une multiplication des tirs de roquettes contre le sud d'Israël. "La situation humanitaire reste très préoccupante", a-t-il indiqué, saluant le "leadership courageux" de l'Autorité palestinienne pour poursuivre malgré tout les efforts en vue de la création de deux Etats indépendants, dont le principe a été arrêté lors de la conférence internationale d'Annapolis (Etats-Unis) en novembre dernier.

Outre le blocus, Israël a mené une série d'attaques dans la bande de Gaza faisant 38 morts, notamment des activistes du Hamas, le mouvement qui contrôle le territoire. Le Premier ministre palestinien a reconnu que la mainmise du Hamas sur Gaza limitait la marge de manoeuvre de l'Autorité palestinienne.
"En ce qui concerne Gaza, notre influence est sérieusement limitée par le fait que nous ne contrôlons pas" le territoire, a-t-il concédé.
AFP 23-01-2008   

   
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