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Nicolas Sarkozy a insisté, mardi, pour que les élections pakistanaises de février se déroulent dans les meilleures conditions possibles de liberté, de pluralisme, de transparence et de sécurité. |
Alors que son pays traverse une période de fortes turbulences, le président Pervez Musharraf est en quête de caution européenne. Il l'a reçue mardi à Paris, sans enthousiasme, lors d'un entretien à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy. Moins d'un mois après l'assassinat de Benazir Bhutto, le chef de l'État a entrepris une tournée destinée à tenter de dissiper le trouble déclenché en Europe par l'assassinat de l'opposante, le 27 décembre. Après Bruxelles et Paris, Pervez Musharraf est attendu aujourd'hui à Davos, puis en Grande-Bretagne.
Au surlendemain de l'attentat contre Benazir, Nicolas Sarkozy avait téléphoné à son homologue pakistanais puis, dès le 1er janvier, dépêché Bernard Kouchner, premier responsable étranger à se rendre sur place. Les législatives ont été reportées au 18 février. Lundi à Bruxelles, le chef de l'État pakistanais s'est engagé à ce que ces élections soient «libres». Il a également appelé les Européens à «aider plutôt que critiquer» son régime, «en première ligne dans la lutte contre le terrorisme». Nicolas Sarkozy a insisté, mardi, pour que le scrutin se déroule dans les meilleures conditions possibles de liberté, de pluralisme, de transparence et de sécurité. À Paris, on est bien conscient des bénéfices que le pouvoir peut retirer de la crise, avec une opposition divisée et une campagne électorale dénaturée. Nicolas Sarkozy a souligné que la tenue des élections est «la seule réponse à apporter au terrorisme». Il a assuré que la France «continuera à apporter au Pakistan tout son soutien dans la lutte contre le terrorisme».
Personne n'est dupe des ambiguïtés de Pervez Musharraf. Mais, faute d'alternative, celui-ci reste incontournable. Mardi, le président pakistanais s'est une fois encore présenté comme le meilleur allié dans la «guerre contre la terreur». À deux jours de l'arrivée en Inde de Nicolas Sarkozy, l'accueil du dirigeant pakistanais à Paris n'a guère été apprécié par New Delhi. Une «maladresse», juge un expert des questions indiennes.
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