|
Ce sont les enjeux pour la Conférence, a-t-il soutenu dans une allocution prononcée à l'occasion de la première séance officielle de la session de 2008 de la CD, relevant toutefois, que si "celle-ci a de grands succès à son actif, ils remontent à bien longtemps", a-t-il fait remarquer.
"Alors que la gravité des menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales est très généralement reconnue, vous n'avez pas réussi à vous mettre d'accord pour contrer ces menaces", a-t-il déploré, s'adressant aux Etats membres de la CD.
Le désarmement et la non-prolifération sont indispensables au maintien de la paix et de la sécurité internationales, principe fondamental de la Charte des Nations unies, a-t-il poursuivi, affirmant qu'un désarmement concerté empêchera la course aux armements. "Or, empêcher la course aux armements, c'est apaiser les tensions.
Et une fois les tensions apaisées, des ressources qui auraient servi à acheter des armes peuvent être consacrées à autre chose: la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement", a-t-il estimé.
Pour M. Ki-moon, l'ONU doit être le fer de lance des efforts visant à faire du monde un lieu plus sûr, c'est pourquoi les réunions de cette session revêtent tant d'importance, a-t-il ajouté.
Le responsable onusien s'est, par ailleurs, déclaré "profondément préoccupé" par l'impasse concernant ces priorités rappelant que l'an dernier, la Conférence était sur le point de se remettre à jouer son rôle, celui qui incombe au principal organe mondial de négociation sur le désarmement. Il a, à cet égard, rappelé la proposition des six présidents qui se sont succédé à la tête de la CD en 2007, qui prévoyait la mise en train de négociations sur un traité d'interdiction des matières fissiles destinées à la production d'armes ou d'autres engins explosifs nucléaires, ainsi que l'examen d'autres questions essentielles ; tels le désarmement nucléaire, les assurances de sécurité négatives et la prévention de la course aux armements dans l'espace mais "cette occasion historique" n'a pas été saisie, a-t-il déploré.
Le Secrétaire général de l'ONU s'est dit convaincu que cette proposition "nuancée
et soigneusement pesée" ne priverait aucun Etat membre de la possibilité d'affirmer sa position nationale aux stades ultérieurs des travaux
de la Conférence.
----------------------------------------------------------
Générosité à géométrie variable
Certaines situations d'urgence "ne semblent susciter guère d'intérêt" de la part des pays sollicités par l'ONU pour des financements, a déploré mercredi à Genève le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon."L'année dernière, nous avons reçu la totalité des fonds dont nous avions besoin pour le Tchad, mais seulement 55% de ceux demandés pour la Côte d'Ivoire et 56% de ceux demandés pour le Zimbabwe et l'Afrique de l'Ouest", a-t-il expliqué."La réponse aux appels-éclair que nous avons lancés est également restée inégale tout au long de l'année dernière.
Pour Madagascar, nous avons reçu 94% du montant demandé, pour le Nicaragua et pour la République dominicaine, en revanche, nous avons dû nous arranger avec 37% du montant global de l'appel, ce qui est tout simplement insuffisant", a-t-il précisé."L'effort financier doit être réparti équitablement", a souligné M. Ban à propos des aides d'urgence et de l'Appel humanitaire de l'ONU d'un montant total de 3,8 milliards de dollars pour 2008.
Ces fonds sont destinés à venir en aide à 25 millions de personnes dans plus de 20 pays, a rappelé M. Ban.
|