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Un an avant de partir, Bush appelle à ne pas compromettre "le succès" en Irak
WASHINGTON (AFP) - Le président George W. Bush a appelé lundi les Américains à garder confiance dans leur économie menacée de récession, et la classe politique à ne pas mettre en péril par un retrait, selon lui prématuré, la réussite de la mission des militaires américains en Irak.
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Bush lors de son discours sur l'état de l'Union le 28 janvier 2008 à Washington
M. Bush a mis en garde contre le regain de violence ou le renouveau d'Al-Qaïda qu'entraînerait un retrait précipité selon lui, mais réclamé par une majorité d'Américains.

"Membres du Congrès, après être arrivés aussi loin et avoir accompli autant, nous ne devons pas permettre cela", a lancé M. Bush dans ce qui devrait être son dernier discours sur l'état de l'Union, prononcé dans une période de campagne électorale dont l'après-Bush en Irak est un enjeu majeur.

M. Bush a aussi prévenu l'Iran qu'il trouverait les Etats-Unis en face de lui s'il menaçait leurs soldats, et que les Américains défendraient leurs intérêts et ceux de leurs alliés dans le Golfe.

Mais, à l'aube des douze derniers mois de présidence Bush, la santé de l'économie et la guerre en Irak arrivent en tête des inquiétudes des Américains. Dans cette allocution se retournant volontiers sur ses sept années de présidence, M. Bush a dressé un bilan favorable des progrès accomplis en Irak, non seulement dans le domaine militaire, mais aussi politique.

Un an plus tôt, l'Irak était au bord du chaos et M. Bush avait pris la décision controversée de renforcer les effectifs américains. Selon M. Bush, cette décision a produit "des résultats que peu d'entre nous auraient imaginés il y a tout juste un an". "Nous avons porté de rudes coups à nos ennemis en Irak. Ils ne sont pas encore vaincus et nous devons encore nous attendre à de durs combats", a-t-il mis en garde. L'objectif, en 2008, est de consolider et de capitaliser sur les gains de 2007, a-t-il dit.

Mais, devant ses adversaires démocrates Hillary Clinton et Barak Obama, qui briguent sa succession et répugnent à poursuivre la guerre, et bien que la majorité des Américains réclame un désengagement, le président a affirmé que "tout retrait supplémentaire de soldats américains (serait) déterminé par les conditions sur le terrain". Selon les responsables de l'administration, M. Bush attendra un rapport prévu au printemps pour décider ou non de nouveaux retraits.

"La seule manière" d'obtenir que les Irakiens prennent eux-mêmes en mains leur avenir, "c'est de commencer immédiatement et de manière responsable le retrait de nos brigades de combat", a réagi M. Obama.

Cependant la santé de l'économie américaine a supplanté la guerre en Irak au premier rang des préoccupations des Américains. M. Bush a reconnu que l'économie traversait "une période d'incertitude". Mais "à long terme, les Américains peuvent être confiants dans notre croissance économique", a-t-il dit, bien que la menace d'une récession aux Etats-Unis ait semé la panique sur les places boursières mondiales dernièrement.

"Je ne crois pas qu'il y aura récession", a-t-il dit plus tôt au programme de radio d'ABC.

Pour le court terme, il a appelé le Congrès à adopter au plus vite un plan de relance qui a donné lieu à un rare accord politique la semaine dernière. Selon la Maison Blanche, M. Bush, dont l'action n'a plus l'approbation que d'environ 30% de ses compatriotes, se prêtait à la grand-messe politique de l'année avec l'intention de montrer à ses compatriotes, tentés de le croire dépassé, qu'il faudrait compter avec lui jusqu'en janvier 2009.

Sa propre administration avait cependant reconnu que le peu de temps qui restait à M. Bush et la cohabitation conflictuelle avec le Congrès ne lui permettaient plus d'initiatives majeures. M. Bush s'est ainsi contenté d'appels à achever "le travail pas fini", à pérenniser des rabais fiscaux ou à adopter une loi contestée sur les écoutes antiterroristes.
AFP 29-01-2008   

   
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