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L'opération a commencé dans la ville de Dagana, où les Négro-Mauritaniens ont embarqué dans un minibus et deux camions à destination de Rosso-Sénégal, sur le fleuve Sénégal séparant le Sénégal et la Mauritanie. Un convoi de réfugiés est également parti de Thiabakh, près de Richard-Toll, à environ 15 km de Dagana. "Nous allons les conduire au point de rassemblement" à Rosso-Sénégal d'où ils partiront pour la Mauritanie, a expliqué à l'AFP Roselyne Idewu, représentante régionale du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui co-organise l'opération de rapatriement avec les deux pays. "Nous partons, nous étions venus dans une situation difficile, et aujourd'hui on rentre dans la paix", a déclaré un Négro-Mauritanien, Babacar Ba, qui a pris place dans un des camions avec sa famille.
"Pendant 19 ans, nos hôtes sénégalais se sont bien occupés de nous. Nous les remercions beaucoup. Maintenant que la paix est revenue, c'est normal qu'on rentre" en Mauritanie, a-t-il ajouté. Le HCR avait annoncé le rapatriement de 114 réfugiés dans la journée de mardi, mais ce chiffre a été revu à la baisse, à 101 à "cause de réticences", selon le porte-parole de l'Organisation, Francis Kpatindé. Mme Idewu a estimé cette réticence "normale". "Pour le premier convoi, les gens ne sont pas trop rassurés, après, ça va aller", a-t-elle ajouté. D'après l'ONG Ofadec (Office africain pour le développement et la coopération), impliquée dans l'opération de rapatriement, 44 personnes sont parties de Dagana au lieu de 71 comme prévu "à cause de (ces) réticences".
Le nombre de réfugiés du convoi parti de parti de Thiabakh n'était pas connu dans l'immédiat. Selon le HCR, le rapatriement concerne dans un premier temps quelque 24.000 réfugiés mauritaniens vivant encore au Sénégal, le plus souvent avec leurs familles dans des villages le long du fleuve Sénégal. Le HCR a par ailleurs affirmé étudier la possibilité de reconduire dans leur pays d'origine environ 6.000 autres réfugiés installés au Mali qui avaient fui ou avaient été chassés de leur pays à la suite de violences interethniques entre 1989 et 1991.
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