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 Actualités international :
 
Attaque sanglante contre l'ambassade d'Israël
Un groupe de six hommes a attaqué à l'arme automatique vendredi à Nouakchott l'ambassade d'Israël en Mauritanie, un des rares pays de la Ligue arabe à avoir des relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, faisant des blessés.
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Trois ressortissants français ont été blessés, dont deux par des balles perdues.
Cette attaque, qualifiée d'"acte de terrorisme" par Israël, intervient un mois après l'assassinat de quatre touristes français par des hommes présentés comme proches de la mouvance d'Al-Qaïda et l'annulation du rallye Dakar-2008 en raison de menaces terroristes. "Je confirme que des tirs ont visé notre ambassade, à partir de la rue. Je confirme qu'il n'y a aucun blessé ni parmi le personnel de l'ambassade ni parmi les Mauritaniens" travaillant pour l'ambassade, a déclaré à l'AFP l'ambassadeur israélien Boaz Bismuth.

Selon lui, l'ambassade était vide lors de l'attaque, vendredi peu après 02h00 (locales et GMT). Il a ensuite précisé, dans une interview à la radio publique israélienne, "qu'un seul individu avait tiré".
Un témoin mauritanien, Ali Fall, a fait état de cinq blessés, dont une "femme étrangère". Mais il s'agit probablement d'un ressortissant français, touché par une balle perdue. "Le propriétaire d'un restaurant, qui était allé vérifier que son établissement était bien fermé, a été touché par une balle perdue et transporté à l'hôpital", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête."Il a été blessé au dos. Je ne connais pas la gravité de la blessure mais ses jours ne sont pas en danger", a ajouté cette source.

L'attaque a eu lieu en pleine nuit, peu après 02h00 locales. Un groupe de six hommes portant des boubous et enturbannés sont "descendus d'un véhicule, se sont dirigés à pied vers un restaurant à proximité de l'ambassade", a indiqué le témoin mauritanien, Ali Fall.
Après quelques minutes, "ils ont dit à haute voix en arabe « Allons y » puis ont crié « Allah Akbar » (Dieu est grand) et ont tiré" sur l'ambassade, a ajouté ce témoin. Les gardiens de l'ambassade -des militaires mauritaniens- ont immédiatement riposté et les assaillants se sont rapidement retirés.
L'ambassade est située dans une petite rue, près d'un restaurant-discothèque, le VIP, dans le quartier résidentiel de Tevregh Zeïna à Nouakchott. L'armée mauritanienne a bouclé le secteur depuis l'attaque.

"C'est un acte évident de terrorisme qui s'inscrit dans la longue série des attentats qui ont visé nos représentations diplomatiques à l'étranger depuis plusieurs années", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Aryeh
Mekel, à Al-Qods. Il a souligné :" l'importance qu'attache Israël à ses liens avec la Mauritanie, l'un des trois pays arabes (avec l'Egypte et la Jordanie) avec lesquels il entretient des relations diplomatiques entières" au niveau d'ambassadeur.
Le porte-parole a indiqué que son ministère avait dépêché à Nouakchott "des spécialistes de la sécurité" en vue d'examiner la protection de l'ambassade après cette attaque.

Celle-ci intervient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent en Mauritanie pour demander la rupture des relations diplomatiques avec Israël, établi en 1999 sous le régime du président Maaouiya Ould Taya, renversé en 2005 par un coup d'Etat militaire. Dimanche, le président de l'assemblée nationale de Mauritanie avait appelé à "reconsidérer" des relations qualifiées de "honteuses" avec l'Etat hébreu, accentuant ainsi la pression sur les autorités.
C'était la première fois qu'un responsable mauritanien demandait, officiellement et à ce niveau du pouvoir, de "reconsidérer" ces liens.
Le président de l'assemblée, Messaoud Ould Boulkheir, est la troisième personnalité de l'Etat après le chef de l'Etat et le président du Sénat.
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En attendant la réinsertion
Après le rapatriement cette semaine d'un premier groupe d'une centaine de réfugiés négro-mauritaniens, des milliers d'autres parmi les 24.000 qui avaient été expulsés au Sénégal après des violences entre communautés de 1989 à 1991, attendent la solution à leurs problèmes de réinsertion pour rentrer. "Nous avons émis des réserves sur ce rapatriement", déclare à l'AFP Mamadou Wane, porte-parole d'une Fédération de regroupements de réfugiés négro-mauritaniens. "Les réfugiés veulent être rassurés par rapport à l'indemnisation (du bétail), la récupération de nos terres et villages occupés par d'autres. Des réfugiés sont retournés en Mauritanie mais n'ont retrouvé ni terres, ni emploi" pour les anciens fonctionnaires, ajoute M. Wane.

Selon lui, il y a "une précipitation" du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), qui "brûle les étapes sur le recensement et l'identification complètes des réfugiés négro-mauritaniens". Cent deux réfugiés négro-mauritaniens ont quitté mardi leurs sites d'accueil dans le nord du Sénégal lors de cette opération test de rapatriement volontaire co-organisée par le HCR, la Mauritanie et le Sénégal. Aux 101 personnes retenues pour ce retour, s'est ajouté un invité-surprise, un bébé de sexe féminin né "quelques heures avant le départ à Dagana", site de réfugiés dans le nord du Sénégal, précise le porte-parole du HCR, Francis Kpatindé.

Les réfugiés négro-mauritaniens qui sont rentrés ces dernières années ont été confrontés à des problèmes pour récupérer leurs biens confisqués lors des incidents de 1989-1991, selon des responsables d'associations de réfugiés. "Il y a eu un déclic psychologique et c'est l'aspect le plus difficile. On a cassé la peur des gens (de renter)", estime Francis Kpatindé.
Le matin.ma 02-02-2008   

   
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