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Barack Obama s'adresse aux électeurs du Texas le 19 février 2008 à Houston après sa victoire dans le Wisconsin |
"Houston, je crois qu'on a réussi notre décollage", a déclaré Barack Obama devant des milliers de partisans réunis au Texas (sud), leur demandant de l'aider à changer un Washington où "les bonnes idées vont mourir (..) parce que les politiciens passent trop de temps à essayer de marquer des points".
A des milliers de kilomètres de là, dans un autre Etat appelé à voter dans deux semaines, l'Ohio (nord), sa rivale Hillary Clinton a tenté de durcir les contrastes entre eux deux, s'affirmant la seule à même de l'emporter en novembre face à John McCain, puis de gouverner.
"Tant M. Obama que moi nous changerions l'Histoire. Mais l'un de nous seulement est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie, et à vaincre les républicains. Un d'entre nous seulement a passé 35 ans à faire les choses, à se battre et à défendre les sans voix - voilà ce que j'apporterais à la Maison Blanche, voilà le choix dans cette élection", a dit l'ex-Première dame, qui depuis le "super-mardi" d'il y a deux semaines a essuyé neuf défaites d'affilée.
Après le dépouillement de 84% des bureaux votes dépouillés, le jeune sénateur noir de l'Illinois était crédité de 58% des suffrages contre 41% pour Hillary Clinton.
Selon les sondages sorties des urnes, Mme Clinton ne l'a emporté que dans une seule catégorie, les plus de 65 ans, M. Obama grignotant son bastion chez les femmes (51% contre 49% à l'avantage du sénateur de l'Illinois selon la TV Fox) et chez les foyers modestes (51% contre 49%).
Ces résultats sont un mauvais présage pour l'ex-Première dame, avant les primaires du 4 mars dans l'Ohio (nord) et au Texas (sud), deux Etats qu'elle doit impérativement remporter, de l'avis de certains de ses proches, si elle veut préserver ses chances d'emporter l'investiture démocrate.
Or le Wisconsin et l'Ohio ont des typologies assez semblables, ces Etats industriels ayant beaucoup souffert de la crise économique. Ces dernières semaines les deux candidats ont d'ailleurs rivalisé de propositions destinées à attirer le vote des catégories les plus fragilisées par la crise de l'immobilier et les délocalisations.
Un total de 94 délégués démocrates (74 dans le Wisconsin, 20 à Hawaï) étaient en jeu mardi, répartis à la proportionnelle. Il faut au moins 2.025 délégués pour décrocher l'investiture. Selon le site spécialisé indépendant RealClearPolitics (RCP), M. Obama comptait avant ces scrutins 1.302 délégués contre 1.235 pour Mme Clinton.
Le sénateur de l'Illinois, né à Hawaï il y a 46 ans, partait favori dans les assemblées électorales organisées dans cet archipel du Pacifique.
Côté républicain, John McCain a anticipé, se présentant déjà comme le candidat républicain affrontant Barack Obama en novembre. Après dépouillement de 84% des bulletins de vote, il était crédité de 54% des suffrages contre 37% à l'ex-pasteur baptiste de l'Arkansas Mike Huckabee au Wisconsin.
"Même un pilote superstitieux de l'aéronavale (comme moi) peut affirmer avec confiance et humilité que je serai le candidat de notre parti" pour la présidentielle de novembre, a réagi M. McCain devant des partisans rassemblés à Columbus (Ohio).
"Je me battrai (..) tous les jours de cette campagne pour que les Américains ne soient pas trompés par un appel au changement éloquent mais creux", a-t-il ajouté.
Il a également remporté une primaire dans l'Etat de Washington (nord-ouest), devant attribuer 19 délégués supplémentaires.
Selon RCP, M. McCain comptait avant ces scrutins 846 délégués contre 243 pour M. Huckabee. Il faut au moins 1.191 délégués pour obtenir l'investiture républicaine.
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