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L'Exécutif européen était représenté en force pour cet événement sur lequel s'est greffée l'actualité de la question tibétaine. Neuf commissaires entouraient le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dont celui au Commerce, Peter Mandelson, co-président avec le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan du nouveau dialogue baptisé "Mécanisme économique et commercial de haut niveau".
"Un tel alignement de participants des deux côtés est sans précédent et démontre la profondeur de la relation bilatérale", a commenté le Premier ministre chinois Wen Jiabao. Il résulte, de la part des Européens, d'une sérieuse volonté de faire avancer les dossiers épineux, qu'il s'agisse du déficit commercial de l'UE vis-à-vis du géant asiatique, des taux de change, de respect de la propriété intellectuelle, de la sécurité des exportations chinoises ou de l'ouverture des marchés financiers chinois, jugée encore insuffisante par les Occidentaux.
D'où l'idée de créer ce mécanisme, en gestation depuis le sommet sino-européen de novembre dernier à Pékin, sur le modèle du "Dialogue économique stratégique" sino-américain lancé fin 2006 pour aplanir les différends bilatéraux commerciaux et économiques. "Avec le Premier ministre Wen, nous sommes tombés d'accord sur le fait que ce nouveau mécanisme de dialogue devait se solder par des résultats concrets", a affirmé le président de la Commission à la presse.
Au centre des préoccupations des Européens figure leur déficit commercial, chaque année plus ample. Il a doublé entre 2004 et 2007, passant de 80 milliards à 159 milliards d'euros, selon les statistiques européennes.
M. Barroso a affirmé avoir trouvé des interlocuteurs soucieux de redresser ces déséquilibres, en faisant état de "progrès" déjà vendredi.
"Nous travaillons maintenant en prévision du prochain sommet UE-Chine cette année en France où nous ferons l'inventaire des nouveaux progrès et attendons de nouveaux résultats concrets", a-t-il dit.
M. Barroso a également consacré une large part de sa visite au changement climatique, sujet "d'urgence" pour les Européens.
"Il est important d'arriver à des convergences avant le sommet de Copenhague", en décembre 2009, visant un accord mondial pour la réduction des émissions de CO2 après 2012, à l'expiration du protocole de Kyoto, a-t-il déclaré.
Soulignant l'importance d'une coopération avec la Chine pour la solution des "problèmes globaux" comme le changement climatique, M. Barroso a affirmé que le géant asiatique "était prêt à travailler conjointement avec l'UE pour promouvoir la feuille de route de Bali". La visite européenne a donné lieu à l'annonce de projets bilatéraux dans le domaine des énergies propres et du développement durable.
Pékin et Bruxelles devraient ainsi signer au prochain sommet UE-Chine "un accord de financement" pour fonder à Pékin un Centre pour les énergies propres.
L'Union européenne a également paraphé une lettre d'intention pour un projet "visant à former des experts chinois sur les énergies propres et renouvelables et à développer une technologie et une recherche communes".
Toujours dans le domaine des sciences et technologies, les partenaires ont conclu un accord "sur l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire axé sur la science et la recherche".
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Annonce surprise
La Chine a proposé vendredi de reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï lama, une annonce surprise à la suite des troubles au Tibet et à moins de quatre mois des jeux Olympiques de Pékin, sous la pression des pays occidentaux.
"Au vu des demandes répétées du côté du dalaï lama pour une reprise des pourparlers, les départements concernés du gouvernement central auront des contacts et des consultations avec un représentant privé du dalaï lama dans les prochains jours", a indiqué l'agence Chine Nouvelle, citant une source officielle anonyme.
Le gouvernement central "espère qu'à travers ces discussions et contacts, le dalaï lama prendra des décisions crédibles afin de cesser les activités séparatistes, les complots, la violence et les activités pour perturber et saboter les jeux Olympiques, afin de créer les conditions pour de nouveaux pourparlers", a ajouté la source officielle citée par Chine Nouvelle. Le dalaï lama a salué l'offre de la Chine, a annoncé à l'AFP un porte-parole du chef spirituel des Tibétains, en exil en Inde.
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