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Dans le même temps, Pékin a appelé le dalaï lama, leader spirituel des Tibétains, à saisir l'opportunité du dialogue qu'elle lui a offert et à prendre des mesures pour "mettre fin" aux violences avant les jeux Olympiques du mois d'août.
"Nous espérons que le dalaï lama saisira cette chance, reconnaîtra les faits et changera sa position en prenant des mesures concrètes pour mettre fin aux actes de violence et tentatives de saboter les jeux Olympiques", a déclaré à Pékin la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu.
Pékin accuse le dalaï lama, qui vit en exil en Inde, d'avoir fomenté les émeutes du mois de mars au Tibet et dans les régions voisines, dans le but de "saboter" les jeux Olympiques. Le leader spirituel tibétain a fermement rejeté ces accusations.
Après ces émeutes, la police chinoise avait annoncé avoir arrêté 400 personnes.
Et mardi, la cour intermédiaire de Lhassa a prononcé les premières condamnations contre les émeutiers, lors d'une session publique, a indiqué l'agence Chine Nouvelle, sans donner de détails individuels sur les charges ou les peines.
Les 17 accusés ont été condamnés à des peines allant de trois ans de prison à la détention à vie.
Contacté par l'AFP, un responsable du tribunal a affirmé que les détails des jugements seraient annoncés publiquement dans la journée.
Les jours précédents, la télévision officielle chinoise avait abondamment diffusé dans ses journaux les aveux et les regrets de participants.
La Chine a accusé les émeutiers tibétains d'avoir tué 18 civils et un policier et blessé 382 civils et 241 policiers lors des émeutes de Lhassa.
Selon les autorités chinoises, ils ont incendié sept écoles, cinq hôpitaux et 120 habitations et pillé 908 magasins, pour des dégâts évalués à plus de 244 millions de yuans (plus de 22 millions d'euros).
Les manifestations anti-chinoises avaient démarré le 10 mars à Lhassa, jour anniversaire de la révolte anti-chinoise de 1959, avant de dégénérer le 14 mars, puis de s'étendre à d'autres régions où vivent des minorités tibétaines, dans l'ouest de la Chine.
Les dirigeants tibétains en exil affirment que la répression chinoise a fait plus de 150 morts et que plus de 2.000 personnes ont été arrêtées.
La répression de ces émeutes par les autorités chinoises a entraîné des manifestations de défenseurs des droits de l'Homme et organisations pro-tibétaines au passage de la flamme olympique à travers le monde, notamment lors de l'étape à Paris le 7 avril.
La flamme passait mardi par Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon, dans le sud du Vietnam, sous sécurité renforcée alors que des appels à des manifestations pacifiques anti-chinoises ont été lancés.
Depuis les troubles du mois de mars, l'Union européenne et les Etats-Unis ont appelé à un dialogue avec le dalaï lama, alors que ce dernier était accusé par Pékin d'avoir tout organisé pour saboter les jeux Olympiques.
Vendredi, la Chine avait proposé de rencontrer dans les prochains jours un représentant privé du dalaï lama pour relancer le dialogue, interrompu à l'été 2007, afin d'aider à résoudre la crise au Tibet.
Interrogée mardi sur le calendrier, Mme Jiang a répondu: "A ma connaissance, les détails de la consultation doivent encore être discutés".
"Nous n'avons pas encore de détails", a-t-elle ajouté.
Le dalaï lama avait salué cette offre de dialogue, mais avait réclamé des "discussions sérieuses" avec Pékin, assurant qu'une rencontre uniquement destinée à calmer les inquiétudes de la communauté internationale serait inutile.
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