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Ces discussions interviennent après les déclarations du président américain George W. Bush cette semaine qui a dit rester optimiste sur la conclusion d'un accord de paix au Proche-Orient avant qu'il ne quitte ses fonctions en janvier. Les ministres des Affaires étrangères du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) doivent avoir une réunion dans la matinée, puis ils évoqueront l'aide aux Palestiniens dans le cadre du Comité de liaison ad hoc (AHLC) qui coordonne l'aide au développement des territoires palestiniens.
Dans l'après-midi, Mme Rice rencontrera ses homologues des cinq autres puissances impliquées dans les négociations sur le programme nucléaire iranien, les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, France, Allemagne, Russie et Chine.
La secrétaire d'Etat américaine, qui se rendra en Israël et en Cisjordanie après cette étape londonienne, a réaffirmé le soutien sans faille des Etats-Unis à Israël à la veille de son voyage, tout en soulignant que l'Etat juif devrait faire des "compromis difficiles et douloureux". "Les Israéliens ont attendu trop longtemps pour la sécurité qu'ils désirent et qu'ils méritent. Les Palestiniens, franchement, ont attendu trop longtemps pour obtenir la dignité d'un Etat indépendant", a-t-elle observé à Washington mardi.
Le président américain, qui a relancé officiellement les négociations pour un accord de paix au Proche-Orient en novembre, après un gel de sept ans, a déclaré mardi avoir "toujours espoir" d'obtenir un accord d'ici à la fin de sa présidence en janvier 2009. Dans la foulée, George W. Bush doit se rendre en Israël, en Arabie saoudite et en Egypte du 13 au 18 mai. Sur l'Iran, les Six doivent discuter des prochaines étapes dans leurs efforts pour persuader Téhéran de limiter son programme nucléaire controversé.
Les ministres travaillent à des propositions conjointes pour ramener l'Iran à la table des négociations, en ligne avec les résolutions de l'ONU.
De précédentes discussions à Shanghaï à la mi-avril n'avaient pas débouché sur un accord.
Les Occidentaux craignent que l'Iran n'utilise son programme nucléaire à des fins militaires alors que Téhéran assure que son programme est strictement civil et destiné à approvisionner en énergie sa population grandissante.
L'Iran a déjà été sanctionné par trois séries de résolutions du Conseil de résolution de l'ONU, tandis que les Etats-Unis ont fait pression sur les banques et les entreprises européennes pour qu'elles révisent à la baisse leur coopération avec l'Iran. Un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a expliqué à Berlin que les discussions continueraient à privilégier la "double approche" envers l'Iran, qui envisage des sanctions parallèlement à une offre large de coopération.
A Paris, un porte-parole du Quai d'Orsay a souligné que "les Six avaient décidé de prouver une fois de plus leur volonté de négocier en présentant à l'Iran une nouvelle offre de coopération fondée sur celle qu'ils avaient présentée en 2006". A la veille de ces réunions, un rapport gouvernemental américain a souligné que l'Iran restait "le principal Etat qui soutienne des mouvements terroristes", mentionnant notamment le soutien iranien au Hezbollah libanais et à certains groupes armés chiites irakiens.
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Conférence de Moscou
L'Union européenne a salué l'initiative russe de préparer une réunion à Moscou qui sera l'occasion de poursuivre les efforts visant à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Elle a également déploré, dans un communiqué publié à l'issue de la réunion au Luxembourg des ministres des Affaires étrangères de l'Union, l'inexistence d'une avancée majeure depuis la conférence d'Annapolis, exprimant son inquiétude à l'égard de la situation humanitaire dans la bande de Gaza. La présidence de l'UE a également affirmé que les chefs de la diplomatie européenne ont mené un débat approfondi en vue de préparer la réunion du Quartet et du Comité d'association ad hoc.
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