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"Il a été décidé (...) que le rétablissement (dans leurs fonctions) des juges aura lieu conformément à la déclaration de Murree", a déclaré à la presse M. Sharif à l'issue de deux jours de discussions avec M. Zardari.
M. Sharif faisait référence à un accord initial passé en mars pour réinstaller dans leurs fonctions des juges qui avaient été limogés par le président Musharraf.
"Il n'existe aucune ambiguïté, il n'y a aucun doute à ce sujet. Vous verrez bientôt les résultats des discussions", a ajouté M. Sharif.
"La commission a fait des progrès considérables sur la question", a-t-il dit, en allusion aux négociateurs des deux bords qui se sont rencontrés dans un hôtel de Dubaï.
"Le rétablissement (des juges) aura lieu via une résolution (du parlement). Les détails seront révélés demain" vendredi, a-t-il précisé.
M. Sharif, qui était arrivé à Dubaï mardi soir, devait s'envoler pour le Pakistan ce jeudi soir, a indiqué à la presse un de ses collaborateurs.
M. Zardari a lui quitté l'hôtel avant M. Sharif, se contentant de dire à la presse que les pourparlers visaient à améliorer leurs relations.
"C'est Dubaï, pas de politique", a-t-il répondu à un journaliste qui le pressait de s'expliquer.
M. Zardari a vécu des années en exil à Dubaï où il a toujours fait profil bas.
Pervez Musharraf avait été réélu président en octobre 2007, une victoire contestée par l'opposition.
Le mois suivant, il avait évincé plus de 60 juges, dont la majorité de ceux de la Cour suprême qui s'apprêtaient à se prononcer sur la légalité de sa réélection.
Après sa victoire aux législatives de février, l'opposition s'était mis d'accord pour obtenir le rétablissement dans leurs fonctions des juges.
Le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée avant les législatives du 18 février, repris en main par son époux Asif Ali Zardari, dirige le nouveau gouvernement mais, n'ayant pas la majorité absolue au Parlement, il doit compter sur le soutien de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) de M. Sharif, qui dispose de certains portefeuilles.
Or des divergences existent entre Asif Ali Zardari et Nawaz Sharif, notamment sur la position à adopter par rapport à la réélection de M. Musharraf.
M. Zardari, conformément à un accord secret entre son épouse et M. Musharraf à l'automne, ne verrait pas d'inconvénient à une cohabitation avec le chef de l'Etat, tandis que M. Sharif a fait de l'éviction du président un cheval de bataille.
M. Sharif avait indiqué plus tôt jeudi qu'il ne cèderait pas d'un pouce sur sa demande de réinstaller les juges.
"Nous ne serons pas en paix tant que les juges ne seront pas rétablis. Nous faisons de notre mieux pour rester ensemble dans la coalition et rétablir dans leurs fonctions tous les juges, dans l'honneur et la dignité", a déclaré M. Sharif jeudi à Dubaï à la chaîne de télévision pakistanaise Geo.
Il n'était dans l'immédiat pas possible de savoir si les deux hommes se sont également entendus sur un programme de réformes.
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