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Au sortir du quatrième round du dialogue social, le SG de la CDT affichait sa satisfaction quant au déroulement des pourparlers avec le gouvernement. La surprise a été quasi générale, au moment où les observateurs s'attendaient à une sortie non moins tonitruante que celle intervenue avec le retrait groupé de ses hommes de la deuxième Chambre. Il n'en a rien été. Coup de théâtre, juste après, sa centrale allait assortir son accord d'un ultimatum de 24 heures, en attendant que l'équipe de Abbas El Fassi réponde à certaines doléances jugées urgentes par la CDT. On est à la veille du 1er mai et la tension est à son faîte dans les rangs des Cdtistes et l'impatience gagne les esprits.
L'éventualité d'une réponse positive sous la pression du compte à rebours n'étant pas envisageable, tout un chacun aurait compris que la CDT mettait l'Exécutif au pied du mur. Le jeudi 1er mai, Amaoui, haranguant les foules, sortira la grosse artillerie. Comme il fallait s'y attendre, Abbas El Fassi sera sa première cible préférée. Et ce ne sont pas les mots qui feront défaut au tribun. Plus encore, N. Amaoui annoncera bien que son syndicat ne se privera pas de mettre «la barre très haut». Pas besoin d'être devin pour lire qu'il ne peut s'agir d'autre chose que de l'éventualité d'un appel à «une grève générale». Eventualité d'autant plus plausible que sa centrale n'avait pas éloigné le possible recours à ce mode de protestation sur fond de surenchère à n'en plus finir. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard que la CDT convoque pour ce samedi son conseil national pour décider de la démarche à suivre.
Dans les rangs de la centrale, on évoque bien un mot d'ordre de débrayage. Seulement, rien ne filtre quant à sa nature, encore moins à son timing. N'empêche, au regard des dernières évolutions, tout porte à croire que la CDT pourrait bien inscrire son action dans une approche sectorielle.
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