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On s'attendait, comme nous l'avions annoncé dans notre édition du week-end, que la Centrale de Noubir Amaoui fasse cavalier seul en décalant son mot d'ordre par rapport à la grève du 13 mai à laquelle ont appelé en même temps l'UMT, la FDT et l'ODT. Contacté, Abdelkader Zaer, secrétaire général adjoint de la Confédération, estime que la voie de l'escalade n'a jamais été un choix établi.
«Nous ne faisons que réagir à l'intransigeance et l'accaparement du gouvernement de la prise de décision», tonne-t-il. En effet, l'équipe El Fassi a pris à son compte d'appliquer tous les engagements liés au dialogue social.
Les syndicats, toutes obédiences confondues, n'ont signé aucun accord ayant trait aux négociations avec l'Exécutif. Dans une déclaration à l'issue de la réunion du Conseil national, N. Amaoui n'a pas écarté la possibilité de multiplier les débrayages si le gouvernement ne répond pas aux doléances de la CDT.
La Centrale a mis la barre haut en proposant une augmentation salariale de 500 DH en un seul temps au profit de tous les secteurs que ce soit dans le public ou le privé. Mieux encore, la CDT s'est engagée dans une autre stratégie sectorielle qui ne manquera pas de prendre tout le spectre syndical de court.
Dès le 7 mai, elle appelle à une grève dans les Agences urbaines, la quatrième de son genre. D'autres mouvements suivront, respectant toujours la même tactique de l'éclatement sectoriel.
En compartimentant son action, la CDT prend le pouls de ses troupes dans différents secteurs pour y voir plus clair quand il sera question de passer au palier suivant. Sachant que la reprise des pourparlers avec le gouvernement est prévue en septembre prochain, la température sociale ne fera qu'augmenter d'ici là.n
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