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Le convoi de Mme Hero Ibrahim Ahmed, 60 ans, a été visé par une bombe près du Théâtre national, dans le quartier de Karrada. Elle a échappé à la déflagration mais quatre de ses gardes du corps ont été légèrement blessés.
"Une bombe a explosé au passage du convoi de Mme Hero Ibrahim Ahmed alors qu'elle se rendait dimanche matin au Théâtre national pour assister à un festival culturel", a indiqué un communiqué de la présidence irakienne.
Auparavant, Adel Kawiss, chargé de la protection de l'épouse du président avait indiqué à l'AFP que l'explosion s'était produite vers 10h00 (07h00 GMT), et que le dernier véhicule du convoi avait été touché.
Mme Talabani, âgée de 60 ans, est une femme d'affaires active dans le domaine de la communication. Elle est la fille d'Ibrahim Ahmed, l'un des fondateurs du Parti démocratique du Kurdistan (PDK).
Dans le même temps, le commandement américain a annoncé que treize miliciens chiites avaient été tués depuis samedi soir dans des accrochages dans Sadr City, bastion du chef radical antiaméricain Moqtada Sadr.
Des combats meurtriers opposent depuis la fin mars dans ce quartier immense du nord-est de Bagdad, des unités américaines et irakiennes à des miliciens de l'armée du Mahdi, de Moqtada Sadr.
Les combats à Sadr City ont fait plus de 900 morts en avril sur un total de 1.073 Irakiens tués sur l'ensemble du pays, selon des chiffres officiels irakiens.
L'armée américaine a également annoncé que quatre soldats américains ont été tués vendredi par l'explosion d'une mine dans la province d'al-Anbar, dans l'attaque la plus meurtrière depuis des mois dans l'ouest de l'Irak.
Al-Anbar, la plus grande des 18 provinces irakiennes, fut longtemps la plus dangereuse du pays pour les militaires américains avant de devenir l'une des plus sûres.
Elle a été stabilisée à la fin 2007 lorsque les tribus locales se sont ralliées aux Américains, moyennant finance, pour s'opposer aux extrémistes d'Al-Qaïda en Irak.
Ces quatre décès portent à 4.071 au total le bilan des militaires américains tués en Irak depuis le début des opérations en mars 2003, selon un décompte de l'AFP à partir des chiffres du site internet indépendant icasulaties.org.
Par ailleurs, le gouvernement irakien a rejeté dimanche des allégations, soutenues par les Etats-Unis, selon lesquelles les miliciens chiites radicaux recevaient un soutien iranien, et notamment des armes.
"Nous n'avons pas ce genre de preuves", a indiqué le porte-parole du gouvernement Ali Dabbag, interrogé sur des saisies d'armes iraniennes évoquées par le commandement américain en Irak.
Le commandement américain dénonce régulièrement l'action des "groupes spéciaux", des extrémistes chiites qui sont, selon lui, entraînés, financés et armés par des services iraniens.
L'Iran a assuré soutenir les efforts du gouvernement irakien pour désarmer les milices en Irak mais lui a déconseillé l'usage de la force.
"Nous soutenons les efforts du gouvernement irakien pour désarmer les milices armées mais nous lui conseillons de ne pas confronter (par la force, ndlr) la population", a déclaré un responsable iranien ayant requis l'anonymat.
En outre, une journaliste freelance irakienne a été tuée en plein jour et en pleine rue, dimanche à Mossoul (nord).
Tharwat Abdel Wahab, 30 ans, se rendait en taxi à son travail quand elle a été interceptée par un groupe d'hommes armés, qui lui ont alors tiré plusieurs balles dans la tête, selon la police.
L'Observatoire irakien de la liberté de la presse avait indiqué que 235 employés de presse irakiens avaient été tués dans le pays depuis mars 2003.
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