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En devançant les résultats même d'un dialogue social qui était en cours, l'idée n'était autre que d'entreprendre une mobilisation des troupes sur fond d'une tension sociale qui se prêtait bien à ce genre d'exercice.
D'autant plus qu'on était à la veille d'un 1er Mai, dont la symbolique se passe de tout commentaire. Or, au regard de la balkanisation du champ syndical mais aussi l'apparition de nouvelles entités qui se nourrissent des tendances de la protestation, il était clair qu'il s'agissait bel et bien d'une guerre de positionnement non déclarée.
A la fois aux mouvements de la colère, ainsi qu'entre les centrales elles-mêmes. Et il ne fallait pas attendre une éternité pour que les dès soient jetés sur la place publique. Le ton a été donné, dès le départ, par la dispersion des rangs syndicaux en termes d'évaluation de la teneur du dialogue social.
Puisque chaque centrale y est allée par son couplet et c'était à qui dira le plus mal de ses résultats. La deuxième étape a été franchie lorsque la centrale de Noubir Amaoui décida de lever la barre le plus haut possible pour se distinguer.
Résultat, les autres syndicats devaient bien trouver voie au chapitre.
Et c'est la date d'une grève nationale dans la fonction publique édictée par trois centrales, annoncée pour le mardi 13 mai, qui interviendra en cours de route. Les Cdtistes, qui ont dit ne pas être concernés, appelleront à la leur pour les huit jours qui suivent. Ce qui n'est pas passé sans créer le courroux des autres syndicats. Ces dernières, par matraquage sur le net n'ont pas trouvé meilleure riposte que de s'en prendre à Amaoui et à ses amis.
Autant en déduire que la chaleur monte dans un magma syndical qui n'a pas encore livré toutes ses facettes.
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