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A 12h00 (08h00 GMT) sonnantes, le président sortant arrivera le premier à la cérémonie au Grand Palais du Kremlin, rejoint par Dmitri Medvedev, et tiendra un discours avant la passation des pouvoirs.
Après la traditionnelle salve de 30 coups de canons, les deux hommes iront assister ensemble à une présentation de la garde présidentielle sur la place de la Cathédrale, dans l'enceinte du Kremlin.
Pour sa dernière prestation présidentielle, Vladimir Poutine fera "un discours solennel et politique", croit savoir le quotidien des affaires Vedomosti, citant des sources proches de l'administration présidentielle. En 2000, un Boris Eltsine très affaibli avait aussi pris la parole lors de l'investiture de Vladimir Poutine, en rappelant ce qui avait été accompli sous sa présidence, mais il s'est ensuite totalement effacé de la vie politique.
Vladimir Poutine "rempilera" tout de suite comme Premier ministre - le nouveau président devrait l'appeler dans ces fonctions dès mercredi - avec un maximum de pouvoirs, contrôlant le Parlement via le parti Russie unie, dont il vient de prendre la tête.C'est aussi un président ultra-puissant qui quitte le Kremlin, après avoir lui-même choisi et installé son successeur dans le fauteuil présidentiel, au risque de le laisser paraître comme un simple pion.
Détail révélateur, le futur Premier ministre rencontrera d'ailleurs mercredi soir les chefs des groupes parlementaires au Kremlin, dont il ne sera pourtant plus le maître, et non pas à la Douma, la chambre basse du Parlement. Si la journée du 7 mai ne sera donc pas tout à fait la sienne, Dmitri Medvedev, qui est largement resté dans l'ombre depuis son élection le 2 mars, occupera enfin aussi le devant de la scène. Comme pour l'investiture de Vladimir Poutine en 2000 - dont les images dignes d'un sacre avaient alors fait le tour du monde - il empruntera le grand escalier d'honneur du Kremlin, traversera des salons d'apparat et prendra le dernier la parole avant de prêter serment sur la Constitution, selon un protocole parfaitement réglé.
A l'issue de la cérémonie, à laquelle 2.400 personnes sont conviées - ministres, gouverneurs, députés, ambassadeurs étrangers - il se rendra avec son épouse Svetlana à la cathédrale de l'Annonciation, au cœur du Kremlin, où le patriarche de toutes les Russies Alexeï II priera pour le nouveau chef de l'Etat.
Fort de ses pouvoirs constitutionnels, il deviendra le nouveau commandant en chef suprême des Forces armées - Vladimir Poutine lui remettra alors la valise nucléaire - et le patron de la politique extérieure. Dès jeudi, Vladimir Poutine sera pourtant de nouveau sous les feux de la rampe, le Parlement devant approuver, sans grand suspense, sa nomination, à l'issue sans doute d'un discours de politique générale du nouveau Premier ministre.
Et vendredi, pour la grande parade militaire du 9 mai sur la place Rouge, les deux hommes assisteront dans la tribune officielle au défilé des régiments, chars et missiles stratégiques Topol-M. "Il est difficile de dire si Dmitri Medvedev restera l'homme de la semaine (...) Poutine a quant à lui toutes les chances d'être l'homme de l'année", relevait lundi Vedomosti, non sans ironie.
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Accord sur le nucléaire civil
La Russie et les Etats-Unis ont signé mardi, au dernier jour du mandat du président sortant Vladimir Poutine, un accord attendu de longue date sur la coopération dans le nucléaire civil, a déclaré un responsable russe qui a requis l'anonymat. L'accord a été paraphé à Moscou par Sergueï Kirienko, qui dirige Rosatom, l'entreprise publique russe de coopération nucléaire, et William Burns, ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, sur le départ lui aussi. Cet accord doit permettre aux deux pays, ennemis pendant la Guerre froide, de renforcer leur coopération dans le domaine, notamment, du stockage de matériaux nucléaires, et de collaborer dans le cadre de programmes de développement de nouveaux types de réacteurs nucléaires.
Lors du sommet du G8 de 2006 à Saint-Pétersbourg, le président américain George Bush et Poutine avaient demandé à leurs gouvernements respectifs d'avancer sur ce dossier mais Bush s'était heurté à l'hostilité de certains parlementaires. Certains responsables américains jugeaient qu'il fallait refuser de coopérer avec la Russie dans le domaine du nucléaire, car Moscou aide l'Iran à construire un réacteur atomique, mais l'administration Bush souhaite voir l'accord paraphé cette année.
Une fois qu'il sera signé, Bush devra soumettre le texte au Congrès, qui a 90 jours pour se prononcer dessus. Si le Congrès ne fait rien, l'accord entrera en vigueur. Si les parlementaires veulent lui faire obstacle, ils devront adopter une résolution le désapprouvant.
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