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Face aux pressions diplomatiques persistantes, l'ambassadeur birman à l'ONU, Kyaw Tint Swe, a affirmé vendredi que son pays avait l'intention de coopérer avec la communauté internationale et acceptera l'aide "d'où qu'elle vienne" pour faire face aux conséquences du cyclone qui a fait des dizaines de milliers de morts.
La communauté internationale a déjà promis des dons pour 67 millions de dollars, dont 31 millions ont déjà été honorés sous forme de matériels, de nourriture ou d'envoi d'équipes de secours. Les autorisations d'accès à l'aéroport de Rangoun pour les appareils des organisations humanitaires ont commencé à se multiplier.
Un avion du Programme alimentaire mondial (PAM) et un appareil de la Croix-Rouge ont atterri jeudi soir et vendredi matin à Rangoun. De même, un appareil rempli d'aides d'urgence envoyé par la Russie a quitté Moscou pour la Birmanie vendredi en fin d'après-midi. La France a annoncé l'envoi vers la Birmanie d'un bateau de la Marine française chargé de 1.500 tonnes de produits et de matériels qui pourrait arriver "mercredi ou jeudi" en Birmanie.
De leur côté, Médécins du monde (MdM), la Croix-Rouge française, Médecins sans frontières (MSF) et Action contre la faim (ACF) ont annoncé l'envoi de renforts médicaux en Birmanie par avions dès vendredi après-midi.
Les organisations internationales continuent cependant de buter sur les restrictions imposées par la junte militaire. L'attitude de la junte birmane irrite de plus en plus de nombreux responsables politiques. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a de nouveau exhorté les autorités en Birmanie à laisser entrer l'aide internationale aux sinistrés du cyclone ‘'Nargis'', avertissant que l'inaction pourrait être fatale pour les survivants. "C'est la survie même des personnes affectées qui est en jeu", a-t-il déclaré à la presse à Atlanta (Georgie), dans le sud des Etats-Unis. L'ONU a par ailleurs lancé un appel de fonds de 187 millions de dollars pour venir en aide pendant six mois aux sinistrés en Birmanie.
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