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La première chose qui l'a frappé lors de sa visite à Laâyoune est "la façon dont le Maroc a résolu la problématique de l'eau dans une région désertique". L'accroissement brutal de la population de cette ville (180.000 habitants) est pour lui une preuve tangible de la réussite du Royaume à vaincre l'aléa climatique. Il a donc "fallu tout construire, tout inventer pour vaincre les difficultés environnementales propres aux provinces (chaleur, vent et désert) où les ressources immédiatement exploitables sont rares, reconnaît-t-il.
L'universitaire français estime qu'il y a deux grands pôles de développement durable qui font la force des provinces du sud : les activités maritimes et le tourisme qu'il qualifie de réelle locomotive du futur. D'autant plus qu'il s'agit de deux secteurs que l'on ne peut pas délocaliser. La contribution hautement scientifique de Védie a l'avantage d'être le regard d'un observateur neutre et non moins avisé. D'entrée de jeu, écrit Henri-Louis Védie en introduction "au moment où le Maroc présente à l'ONU son plan d'autonomie interne pour les provinces du Sud, il nous a paru plus que jamais utile et opportun de faire connaître l'effort sans précédent, constant depuis 30 ans, déployé par les autorités marocaines pour mettre en valeur ces territoires. Les résultats sont là, et bien là".
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