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Lors d'un atelier consacré à la présentation des résultats des dispositifs de diagnostics et de surveillance de la santé des forêts (cas pilote du Moyen Atlas), le Haut commissariat relève que les forêts d'Azrou et d'Aït Youssi, objet de l'étude, sont soumises au même titre que les forêts voisines "à une forte surcharge pastorale".
"Cette forte surcharge pastorale se traduit par un déséquilibre des strates basses, arbustives et herbacées et porte un grand préjudice à la dynamique des peuplements", lit-on dans une note de présentation de l'étude qui s'inscrit dans le cadre d'une approche pluridisciplinaire visant la détermination des causes du dépérissement.
Selon l'étude, ces peuplements subissent en permanence des pratiques d'écimage qui "réduisent le cèdre dans certaines parties de la forêt, à des troncs effeuillés jusqu'au rameau terminal".
L'étude fait état d'une "régénération partout déficitaire même dans les milieux favorables où elle est sensée être dynamique", précisant qu'une gestion saine, responsable et rationnelle de ces forêts doit tenir compte du facteur anthropique, qui devient dans certains endroits plus contraignant que les facteurs écologiques.
La même source souligne que la sylviculture dans les forêts concernées nécessite la définition de normes de densités en fonction des types de stations qui doivent orienter le type de la nature des coupes d'arbres.
D'après les résultats des études présentés, la période 2006/2007 a connu une stagnation de la progression du phénomène de dépérissement, due essentiellement aux conditions climatiques relativement favorables.
Dans le cadre de la stratégie nationale de surveillance continue de la santé des forêts qui figurent parmi les mesures prises pour faire face aux problèmes des dépérissements des cédraies du Moyen Atlas, il a été procédé à l'installation d'un réseau systématique de 54 placettes permanentes dans la région qui permet de donner à l'échelle régionale puis nationale des statistiques représentatives des grandes évolutions interannuelles affectant la vitalité et la vigueur des forêts.
L'effort a été concentré aussi sur la mise en place d'un réseau de veille phytosanitaire, la préparation de guides (manuels et fiches techniques) pratiques de diagnostics et d'évaluation des problèmes existants et potentiels afin de reconnaître les signes indicateurs d'épidémies, la mise en ligne d'une application web fonctionnelle pour la saisie de fiches de notations et d'observations en vue de garantir une rapidité de transmission des informations et des alertes et l'organisation de sessions de formation au Maroc et en France au profit du personnel impliqué dans le système de surveillance.
La cédraie, qui s'étend au Maroc sur près de 133.000 ha, répartis sur le rif, le Moyen Atlas et le Haut Atlas oriental, représente un enjeu majeur pour le pays du fait qu'elle constitue un patrimoine protecteur des sols, des eaux et de la diversité biologique et un espace assumant diverses productions et services (bois, fourrages, écotourisme, chasse, pêche) au profit des populations locales.
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