|
"Après cette période difficile, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est la vraie image du Liban", a déclaré jeudi le ministre libanais du Tourisme, Joe Sarkis, lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé le programme du festival de Beiteddine.
Un accord interlibanais conclu le 21 mai à Doha a permis de débloquer une crise vieille de 18 mois, qui avait dégénéré début mai en violences, les pires depuis la guerre civile (1975-1990), avec la mort de 65 personnes.
"Aujourd'hui, le Liban se prépare à un avenir meilleur et à un été prometteur, qui exprime notre amour pour la culture et notre amour pour la vie", a ajouté le ministre.
Le palais de Beiteddine, où a lieu le Festival, est la somptueuse demeure des émirs de Beiteddine du XIXe siècle située dans la montagne du Chouf, au sud-est de Beyrouth. Il s'agit également de la résidence d'été du président de la République.
La guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006 puis les affrontements entre l'armée libanaise et un groupe extrémiste dans le nord du pays en 2007, en plus de l'instabilité politique, avaient forcé les organisateurs à suspendre l'événement.
Le Festival de Beiteddine accueille du 11 juillet au 12 août, entre autres la chanteuse marocaine Karima Skalli, le Brandford Marsalis Jazz Quartet et le musicien brésilien Gilberto Gil.
Le Festival de Baalbeck, qui se tient dans les prestigieuses ruines romaines de la plaine de la Békaa (est), reprend également cet été, a déclaré à l'AFP Asma Freihat, du comité du Festival de Baalbeck.
Le Festival de Baalbeck, qui n'a pas encore publié le programme de sa prochaine édition, co-organisera notamment le 27 juillet un concert du chanteur Mika, né à Beyrouth d'une mère libanaise et d'un père américain.
Après la fin de la guerre civile en 1990, le Liban avait renoué avec la tradition de ces festivals qui attirent un public venu notamment des pays arabes voisins et les Libanais de la diaspora, qui passent traditionnellement l'été dans leur pays.
|