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Notre équipe nationale, coachée par Abderrahman Slimani, a essuyé une défaite, une autre de plus, face au Bénin sur un score qui en dit long sur la fragilité de nos Lionceaux. 3-0 telle fut la sentence et aujourd'hui, c'est avec un sourire narquois en coin que les observateurs commentent ce résultat. Effectivement, plus rien n'étonne quand on sait que notre football, toutes catégories confondues, est en régression. Nous ne sommes plus les têtes de série comme ce fut le cas il y a quelques années avec des joueurs qui s'appliquaient à représenter dignement le drapeau et des techniciens compétents. Aujourd'hui, force est de constater que les entraîneurs qui se sont succédé à la tête des équipes nationales ont échoué dans le parcours. Mais après une éclipse, on les retrouve souvent sur le banc de touche. Là, on ouvrira une parenthèse, pour poser une question qui brûle toutes les lèvres.
Pourquoi confie-t-on des équipes nationales à des techniciens qui n'ont jamais entraîné une équipe du GNF-I voire GNF-II? Quels résultats ont-ils obtenus ailleurs pour qu'on leur confie une mission aussi importante que de qualifier une équipe nationale à une compétition continentale ou mondiale? Avons-nous réellement les techniciens que nous méritons à la tête de ces sélections? Autant de questions qui laissent perplexe le commun des mortels. Tous ceux qui sont passés par les catégories des jeunes ont échoué et auraient dû être remerciés depuis longtemps.
On ne sait quelle politique des jeunes veulent prôner les responsables fédéraux ; mais en tous les cas, elle ne donne pas ses fruits. La plupart des pays africains ont une longue avance sur nous et «on» n'a pas l'air de s'en émouvoir.
La sentence de Cotonou est venue à un moment où nos juniors vivent un véritable calvaire dans un championnat qui n'en porte que le nom. Assurément, ces juniors sont pratiquement abandonnés à leur sort, en témoigne cette parodie de phases finales du championnat du Maroc qui se sont déroulées sur des aires de jeu en terre battue dans des stades complètement vides. L'indifférence, quoi.
Il fut un temps où le public assistait à de sublimes levers de rideau des juniors ; et là, il y avait possibilité pour les observateurs, les techniciens et les entraîneurs de l'équipe seniors de superviser les plus talentueux et donc de proposer des noms aux divers sélectionneurs.
Sous la pression de certains clubs, dépourvus de moyens, le concept du lever de rideau a été abandonné au profit d'un championnat par ligue. Etait-ce la bonne solution ? Assurément non, quand on sait que la plupart des ligues n'ont pas de techniciens attitrés. Qui a suivi et transmis des appréciations sur les juniors les plus en vue à la direction technique? C'est le même cas pour les encadreurs dans les clubs. La plupart sont d'anciens joueurs, sans diplôme, sans expérience, sans une once de pédagogie et qui ne sont engagés par leurs clubs que pour améliorer leur condition sociale.
Les comités en place ou les responsables des commissions des jeunes ont la tête ailleurs, vers l'équipe senior. Du coup, les jeunes ne bénéficient d'aucune attention. La nouvelle programmation du championnat du Maroc n'a pas été bénéfique pour les équipes de l'élite, obligées de rencontrer des adversaires de moindre envergure et cela finit toujours par des scores fleuves : 11 ou 12 -0. Cela devient lassant pour tous. Songez que bon nombre de clubs n'ont même pas la possibilité de pourvoir les joueurs en eau minérale lors des rencontres, sans parler des soins et autres équipements. Comment, dès lors peut-on blâmer des joueurs après une défaite comme celle du Bénin ?
Tant que l'on n'aura pas donné plus d'importance aux catégories des jeunes, il est inutile d'attendre des résultats probants. Le débat est ouvert.
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Le FUS, heureux champion
Le championnat du Maroc junior s'est déroulé en deux phases. Une première phase de compétition où tous les clubs, toute division confondue, ont participé dans deux groupes Nord et Sud. La seconde phase finale s'est déroulée entre les deux premiers de chaque groupe sous forme de demi-finale et finale. C'est ainsi que le FUS et le MAS ont terminé en tête du groupe Nord et le WAC et le Raja en tête du groupe Sud. En demi-finale, les Rbatis ont étrillé les Aigles Verts 3-1, tandis que les Wydadis ont battu les Fassis aux tirs au but. Ces derniers se sont rattrapés au match de classement où ils ont pris le meilleur sur le Raja, également par tirs au but. En finale, c'est le FUS qui fut déclaré champion du Maroc après sa victoire aux penaltys face au WAC, vice-champion du Maroc.
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