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 Actualités international :
 
La sonnette d'alarme de la BM
Le G8 et les principaux producteurs de pétrole doivent « agir maintenant » pour répondre à la « catastrophe artificielle » provoquée par les prix élevés des produits alimentaires et du pétrole, a déclaré Robert B. Zoellick, président du groupe de la Banque mondiale, à la veille du sommet du G8 qui se déroule du 7 au 9 juillet à Hokkaido, au Japon.
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M. Zoellick avait affirmé que « nous entrons dans une zone de dangers », ajoutant que la crise s'était même détériorée depuis le mois d'avril. Pour la première fois depuis 1973, le monde est frappé par une combinaison de prix record pour le pétrole et les produits alimentaires, ce qui menace d'entraîner 100 millions de personnes dans une pauvreté extrême et d'annihiler les progrès effectués ces sept dernières années pour surmonter la pauvreté. Quelque 41 pays ont perdu de 3 à 10 % de leur PNB en raison de l'augmentation des prix alimentaires et des prix des carburants et des marchandises depuis janvier 2007.

Plus de 30 pays ont connu des émeutes alimentaires, l'impact de la crise atteignant le niveau des ménages. Au mois d'avril, 150 pays ont avalisé une nouvelle entente sur la Politique alimentaire mondiale, un plan destiné à répondre à la crise alimentaire par l'intermédiaire de filets de protection sociale, d'une augmentation de la production agricole et d'une réduction des entraves au commerce. La Banque mondiale a annoncé qu'elle irait jusqu'à augmenter globalement ses prêts agricoles de 6 milliards de dollars dans l'année à venir, ce qui devrait presque doubler le montant destiné à l'Afrique et à l'Amérique latine et octroyer plus de 1 milliard de dollars à de nouveaux projets agricoles en Asie du Sud. Les prêts pour la protection sociale, la nutrition et la sécurité alimentaire sont également voués à être doublés pour atteindre 800 millions de dollars.

La Banque mondiale estime que les pays les plus durement touchés ont besoin à court terme d'un total de 10 milliards de dollars pour les filets de protection sociale et le soutien agricole. «La communauté internationale se doit de
relever ce défi», a affirmé M. Zoellick.»

La communauté internationale fait face à une « mise à l'épreuve sans précédent dans cette nouvelle ère de la mondialisation », a dit M. Zoellick. « La question est de savoir si nous pouvons agir promptement pour aider ceux qui sont le plus dans le besoin. »
La Banque a alloué 200 millions de dollars au Bangladesh et 100 millions de dollars au Burkina Faso, au Burundi, à la Côte d'Ivoire, au Ghana, à Madagascar, au Mali et au Niger, qui ont été durement frappés, afin de faire face aux dépenses supplémentaires pour l'importation de produits alimentaires et pour acheter des semences pour la saison prochaine.
En mai, la Banque a créé un fonds de 1,2 milliard de dollars, dont 200 millions pour des subventions, afin d'apporter un financement rapide pour nourrir les enfants pauvres et les autres groupes vulnérables. Les fonds sont distribués à 12 pays prioritaires.

En outre, 31 autres font appel à une assistance, ce qui représente un total de 400 millions de dollars en nouvelles subventions. «Ces appels à l'aide surpassent nos ressources disponibles en subventions », a déclaré M. Zoellick.
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Le climat a son Fonds
Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a formellement approuvé la création des Fonds d'investissements climatiques (FIC), deux outils d'investissement international conçus pour assurer le financement intérimaire supplémentaire destiné à soutenir les efforts des pays en développement pour atténuer les augmentations d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et s'adapter au changement climatique. Deux fonds d'affectation spéciale seront créés dans le cadre des Fonds d'investissements climatiques ; le montant total des investissements devrait s'élever à 5 milliards de dollars, d'après les premières indications des pays donateurs.

L'un de ces fonds, celui dédié aux technologies propres, investira des ressources financières d'envergure dans des projets et programmes au sein de pays en développement visant à contribuer à la démonstration, au déploiement et au transfert des technologies à faible émission de carbone. Ces projets ou programmes doivent être porteurs de solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre sur le long terme. Le deuxième fonds, le Fonds stratégique pour le climat, dont l'étendue sera plus large et plus flexible, financera essentiellement des programmes divers pour tester de nouvelles approches face au changement climatique.
LE MATIN 08-07-2008   

   
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