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Dans ce document interne, reproduit en facsimilé par RCN, Alfonso Cano déclare aux combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) que leur "proposition d'une rencontre avec le gouvernement pour préciser les termes d'un accord reste valable, de même que la décision de maintenir la communication" avec les autorités de Bogota.
"Nous persistons dans nos efforts pour arriver à la paix démocratique par la voie civilisée du dialogue", poursuit le document.
Il s'agit de la première déclaration rendue publique du nouveau chef des Farc, qui a remplacé le dirigeant historique de la guérilla, Manuel Marulanda, décédé le 26 mars d'un infarctus, affirme RCN.
L'existence de ce document avait été mentionnée lundi par le Haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, au moment où il annonçait que le gouvernement chercherait dorénavant un "contact direct" avec les Farc pour parvenir à un accord sur la libération des autres otages détenus par la guérilla et le lancement d'un processus de réconciliation nationale.
Selon M. Restrepo, la directive d'Alfonso Cano a été remise le 28 juin à deux médiateurs européens, le Français Noël Saez et le Suisse Jean-Pierre Gontard, par un commandant de la guérilla agissant comme émissaire du nouveau chef des Farc au cours d'une rencontre dans la région d'Alto Patia (sud-ouest).
Lundi, M. Restrepo avait également annoncé que Bogota se passerait désormais d'intermédiaires étrangers dans ses contacts avec la guérilla car le gouvernement n'avait "plus confiance" dans les médiateurs européens.
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et quatorze autres otages, trois Américains et onze Colombiens, avaient été libérés le 2 juillet dans une opération de l'armée colombienne.
Aucune réaction officielle des Farc ou de leur chef à cette opération n'est connue à ce jour.
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