Le Maroc, le fleuve Mano et l'Afrique
L'actualité continentale africaine, notamment celle concernant la région du fleuve Mano, ne cesse de s'inviter à notre regard. Le Sommet de Monrovia auquel le Maroc participe s'inscrit désormais dans un processus de concertation devenue impérative. Il constitue aussi un succès manifeste pour les trois pays du bassin du fleuve Mano, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Liberia mais aussi la Côte d'Ivoire depuis peu qui, pour ne pas avoir à continuer à s'affronter, ont décidé désormais de réaliser la paix.
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L'actualité continentale africaine, notamment celle concernant la région du fleuve Mano, ne cesse de s'inviter à notre regard. Le Sommet de Monrovia auquel le Maroc participe s'inscrit désormais dans un processus de concertation devenue impérative. Il constitue aussi un succès manifeste pour les trois pays du bassin du fleuve Mano, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Liberia mais aussi la Côte d'Ivoire depuis peu qui, pour ne pas avoir à continuer à s'affronter, ont décidé désormais de réaliser la paix.
Une paix des braves tournée vers la coopération et les partenariats. Ce jeudi 15 mai est donc une date à inscrire dans les annales de la réconciliation des peuples de la sous-région. Il survient trois semaines après la réunion le 28 avril dernier au Luxembourg de la 16e session du groupe de contact, au cours de laquelle un hommage particulier et solennel a été rendu à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour les efforts déployés dans le cadre d'une médiation de paix dans la région. La réunion de Bruxelles n'a pas mis en exergue l'action de Sa Majesté le Roi dans cette seule région. Elle relève avec intérêt la vision de solidarité inaltérée que le Souverain met en œuvre dans l'ensemble du continent. Et pour ne citer qu'un exemple immédiat, un hommage soutenu a été exprimé à l'endroit du Maroc suite à l'opération d'électrification de la ville de Freetown à laquelle notre pays a apporté une contribution précieuse et décisive.
C'est la raison pour laquelle Abdellatif Bendehane, délégué du Maroc à cette réunion du groupe international de contact, a souligné "la disposition du Maroc à partager son savoir-faire et à faire bénéficier les Etats de la région du fleuve Mano de son expertise dans les domaines de la gestion de l'eau, de l'agriculture, de l'électrification, des transports, des télécommunications et de la pêche maritime".
Dans le même ordre d'idées, il a rappelé la création en mars dernier par S.M. Mohammed VI de la " Fondation Alaouite pour le développement humain durable ", dont la mission est justement de promouvoir, outre les potentialités des ressources humaines, une solidarité effective envers les peuples d'Afrique. Entre la réunion du Luxembourg, parrainée par l'Union européenne, et le Sommet des chefs d'Etat du bassin du fleuve Mano qui se tient aujourd'hui à Monrovia, c'est le même fil conducteur: le renforcement du climat de paix et de concertation.
Le Maroc, par vocation et nécessité historique, s'inscrit d'emblée dans la nouvelle dynamique. Son attachement aux vertus du dialogue n'ont d'égal que son désir de voir s'ériger une Afrique unie et solidaire, où les Etats, en dépit de leurs différences institutionnelles, restent respectueux les uns par rapport aux autres des choix politiques et de l'intégrité territoriale.
L'Afrique des différences, c'est aussi celle de l'unité comme objectif suprême, et en tout cas, elle incarne la souveraineté des peuples interpellés par les défis de la mondialisation et des regroupements. Les pays du fleuve Mano qui entament aujourd'hui un autre dialogue sont pour le Maroc le meilleur exemple qu'il n'est pas d'unité politique, qu'il n'est pas de développement, de croissance et de partage des fruits de cette croissance que dans l'unicité, la conjugaison des efforts de tous et de l'attachement au principe de solidarité.
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