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Organisée par les ministères des Affaires étrangères du Maroc et de l'Espagne en collaboration avec la municipalité de Malaga et le Conseil de la ville de Tanger, la première édition du Festival du cinéma espagnol aura lieu du 2 au 10 novembre prochain, à la cinémathèque de Tanger, ex- cinéma Rif fraîchement restaurée. Initié dans le cadre du projet «Entre deux rives» lancé à Malaga en début d'année, l'événement cinématographique se veut un trait d'union, une sorte de fenêtre ouverte sur un cinéma espagnol en plein essor qui produit plus de 140 films par an. Ainsi, cinéphiles et professionnels auront l'occasion, durant les neuf jours du festival, de découvrir, de débattre et de lier contact.
Au programme de cette première édition, 16 longs métrages sont en lice pour remporter les prix du meilleur film, de la meilleure mise en scène, du meilleur acteur et actrice et du meilleur scénario. Côté public, les amateurs auront l'occasion de décerner un prix à leur film préféré. Un prix spécial du jury est également prévu. Public et jury pourront faire leur sélection parmi une multitude de films produits ces dernières années.
Un bon cru qui affiche de grands noms du cinéma contemporain espagnol comme le fameux Pedro Almodovar avec «Volver» et Joaquin Oristrell qui concourt avec son long métrage «Sans honte».
En plus de la fiction, les organisateurs n'oublient pas le documentaire qui sera présent en force tout au long de l'événement. La question de l'immigration sera décortiquée dans une série de films documentaires qui l'appréhendent de différents angles et façons.
La manifestation sera aussi un espace de débat et d'échange à propos des défis et des problèmes des cinémas marocain et espagnol. Des rencontres sont prévues ayant pour thèmes: les questions techniques (la réalisation et le choix des lieux de tournage) et la question du financement et de la coproduction. Dans un souci d'enrichissement de l'événement, le Festival du cinéma de Malaga, qui a dix ans d'existence et une grande notoriété internationale, va contribuer à ce premier lancement du Festival de Tanger.
D'après les organisateurs, un accord de coopération maroco-espagnol sera signé dans la perspective de restaurer le Théâtre Cervantès de la ville qui va abriter les prochaines éditions. Dans une logique d'échange, les partenaires marocains et espagnols comptent renouveler l'expérience à partir de l'année prochaine mais sur l'autre rive cette fois, à la ville de Malaga et avec une programmation bien marocaine. Ce sera un rendez-vous annuel qui fête le cinéma marocain et lui donne de la visibilité outre mer.
Moyen de découverte pour le public espagnol et de promotion pour le cinéma marocain, ce festival parallèle sera l'occasion d'ouvrir le marché espagnol et européen au film marocain, en mal de distribution en dehors des frontières. Rappelons que le premier Festival du cinéma espagnol débutera à quelques jours de l'annonce tant attendue du nom de la ville qui abritera l'Exposition internationale 2012. Malaga vit à son tour dans le suspense en attendant le verdict quant à sa candidature pour la désignation
«Capitale européenne de la culture en 2016».
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Bilan mi-figue, mi-raisin
D'après un sondage de l'Instituto de Pensamiento Estratégico de l'Université Complutense de Madrid, plus de la moitié des Espagnols considèrent leur cinéma comme médiocre.
Une mauvaise opinion qui se concrétise dans la fréquentation en salles. La machine hollywoodienne aura en 2006 complètement dominé le marché cinématographique espagnol en cumulant 71% de parts de marché contre 60% en 2005. Un chiffre écrasant qui ne laisse que des miettes aux films espagnols (15%) et européens (11%). Néanmoins, si on le compare avec l'année 2005, le cinéma espagnol reste à peu près stable en parts de marché (16% pour 2005) et perd 3 millions de spectateurs dans une fréquentation globale qui, elle, a chuté de 6 millions.
Dans le détail, cinq films espagnols comptent plus d'un million d'entrées (Alatriste, Volver, Le Labyrinthe de Pan, Los Borgia, Le Parfum) et seul «Alatriste» dépasse les trois millions de spectateurs.
A eux cinq, ces films représentent 40% des entrées espagnoles, ce qui souligne la difficulté du reste de la production à trouver son public alors même que le nombre de sorties n'a cessé d'augmenter ces dernières années pour atteindre 142 films en 2006.
Les résultats partiels du premier semestre 2007 diffusés par le ministère de la Culture sont inquiétants puisque
le cinéma espagnol n'a attiré que quatre millions de spectateurs pour une part de marché de 8%. (Source : cinespagne.com)
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