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Sergi Lopez ouvre les portes de "La maison" au festival de Saint-Sébastien
Le festival de Saint-Sébastien a découvert samedi un Sergi Lopez en pleine crise de la quarantaine dans "La maison" de Manuel Poirier ainsi que "Buddha collapsed out of shame" de l'Iranienne Hana Makhmalbaf, 18 ans.
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Seul film français en compétition pour le Coquillage d'Or, plus haute récompense du festival, "La maison" montre Malo (Sergi Lopez), père de trois enfants en instance de divorce, qui découvre par hasard avec un ami (Bruno Salomone), une maison qui sera vendue aux enchères.

Il décide de chercher ses propriétaires, deux jeunes soeurs, Laura (Barbara Schulz) et Cloé (Bérénice Béjo).

"La maison est un révélateur pour tous les personnages", elle "symbolise leur passé, le présent et le futur", a déclaré Manuel Poirier au cours d'une conférence de presse.

"Aucun personnage n'est le même à la fin", a-t-il ajouté, expliquant que la lenteur de certaines scènes se devait avant tout "à l'importance de la notion de temps réel" dans son film.

Le plus français des acteurs espagnols, Sergi Lopez, qui avait reçu en 2001 le César du meilleur acteur pour "Harry, un ami qui vous veut du bien" (Dominik Moll), est touchant en quadragénaire en plein doute.

Après "Peindre ou faire l'amour" des frères Larrieu (2005) et son rôle de capitaine de l'armée franquiste dans "Le labyrinthe de Pan" du Mexicain Guillermo del Toro (2006) l'acteur catalan de 41 ans retrouve Manuel Poirier, qui l'avait révélé dans "Western" (Prix du jury à Cannes en 1997) et qui lui avait offert son premier rôle en 1992 dans "La petite amie d'Antonio".

Autre film en compétition présenté samedi, "Buddha collapsed out of shame", une coproduction franco-iranienne de la réalisatrice de 18 ans Hana Makhmalbaf, raconte l'histoire de Baktay, fillette de Bamiyan (centre de l'Afghanistan), où les taliban avaient détruit en 2001 des statues de bouddhas géants.

Convaincue par le fils d'un voisin de se rendre à l'école, elle rencontre sur son chemin des enfants cruels, qui reflètent dans leurs comportements la violence de la société qui les entoure. Ils tenteront de la lapider, de la détruire comme les bouddhas ou de lui tirer dessus.

Baktay est une petite fille volontaire au regard déjà adulte qui dit ne pas aimer le "jeu de la lapidation" ni "le jeu de la guerre" et veut avant tout "aller à l'école".

"Je voulais montrer l'influence des adultes sur les nouvelles générations", a affirmé la jeune réalisatrice en conférence de presse. "Les enfants afghans ont connu la violence" et "dans leur imagination un simple cerf-volant peut être un symbole de terrorisme".

Hana Makhmalbaf, qui signe avec ce film son premier long-métrage de fiction, est issue d'une famille de cinéastes iraniens et a réalisé son premier court-métrage à neuf ans.

"Bien que mon film n'ait pas été tourné en Iran, il transmet ce que j'ai envie de dire sur la souffrance collective, tant en Iran qu'en Afghanistan", selon la cinéaste, qui espère obtenir un jour la permission de tourner dans son pays où elle dit avoir "beaucoup d'histoires à raconter".

Pour l'instant, "Buddha collapsed out of shame" n'a pas obtenu l'autorisation d'être projeté en Iran.

Saint-Sébastien attendait samedi l'arrivée de l'acteur américain Richard Gere, qui recevra dimanche le prix honorifique "Donosti" pour sa carrière.

Au troisième jour du festival, "Eastern promises" du Canadien David Cronenberg paraît pour l'heure le mieux placé pour obtenir le Coquillage d'Or. Le jury présidé par l'écrivain américain Paul Auster devra départager les 16 films en compétition le 29 septembre.
 Yahoo.fr 22-09-2007   

   
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