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7e Art :«Les remparts d'argile» revisité par les cinéphiles de Zagora
Les férus du 7e Art à Zagora ont revisité, vendredi soir, le film de Jean Louis Bertucceli "Les remparts d'argile", projeté dans le cadre du 5e édition de la Rencontre internationale du film transsaharien.
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Après quarante ans de sa réalisation, le film revêt, selon son réalisateur présent lors de cette édition, toujours la même actualité et exprime les mêmes souffrances humaines de petites gens de la marge.

"La situation dans les villages de la marge n'a pas beaucoup changé, en dépit de cette révolution technologique qui a envahi ces espaces lointains et reculés", a déclaré à la presse M. Bertucceli, auquel la 5ème édition rendra hommage samedi soir.

Le film relate une histoire vraie qui s'est déroulée au sud de la Tunisie, où les ouvriers d'une carrière se sont soulevés du fait de leur sous payement.

Pendant 48 heures, les grévistes, menés par l'instituteur du village, tiennent tête aux forces de l'ordre qui finissent par s'avouer vaincus.

L'histoire est basée sur les notes d'une enquête ethnographique menée pendant les années 60 par le français Jean Duvignaud au sud de la Tunisie. Le tournage a eu lieu, dans le désert algérien, en focalisant sur deux volets, la grève et l'histoire d'une fille à sort inconnu.

Le réalisateur qui a préféré présenter une image signifiante au lieu d'un dialogue superflu a comblé ce manque par une musique et une poésie berbère dont les mots correspondent à la situation pénible des ouvriers.

"J'ai senti qu'il y avait un certain vide à combler, et j'ai essayé de remédier à cela par les chanson de Taous Amrouch qui rendait une sémantique harmonisée", a ajouté le réalisateur.

Né en 1942, Jean-Louis Bertucceli qui a une formation scientifique et musicale, travaille pour la télévision et réalise des courts métrages entre 1964-69. Ce n'est qu'en 1970 qu'il entama sa carrière de réalisateur de longs-métrages avec "Remparts d'argile".

Son oeuvre évolua ensuite vers un cinéma moins personnel : Paulina 1880 (1972), "On s'est trompé d'histoire d'amour", "Docteur Françoise Gailland" (1976) et "L'imprécateur" (1977).
 MAP 16-06-2008   

   
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