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Un événement – la sortie des pièces de Jaïbi le sont toujours – «gonflé» par les circonstances qui ont entouré sa préparation et sa gestation, ainsi que par l’acuité du thème auquel Jalila Baccar, au niveau du texte, et Fadhel Jaïbi, à celui de la mise en scène, s’attaquent : l’intégrisme pur et dur.
Comment une jeune fille, d’éducation laïque, dont les parents sont des militants de gauche attachés aux droits de l’homme, peut-elle basculer du marxisme dans l’islamisme extrémiste et s’impliquer dans un attentat-suicide perpétré par une amie dont elle partage l’appartement.
Quels sont les tenants et les aboutissants de cet acte, aussi violent qu’inattendu, qui plonge un pays, connu par la stabilité et la paix qui y règnent, dans le désarroi, dans les interrogations, dans le doute ?
Les réponses, si réponses il y a, le duo Baccar-Jaïbi les cherche au-delà du geste extrême commis et de celles qui y sont impliquées. Les parents, la société, l’Occident même – et peut-être surtout – ont tous leur part de responsabilité dans la menace, désormais réelle, qui pèse sur la stabilité des pays.
Une pièce où Jaïbi s’est fait assister par Kaïs Rostom à la scénographie et aux costumes, par Nawel Skandrani à la chorégraphie et au son et par Pivio et Aldo Di Scalzi à la musique. Les lumières sont de sa propre création et de celle d’Yvan Labasse.
Dans Khamsoun, nous retrouverons, côté casting, Jalila Baccar, Fatma Ben Saïdane, Jamel Medani, Moez M’rabet, Besma El Euchi, Lobna M’lika, Wafa Tabboubi, Riadh Hamdi, Donia Doghmani, Khaled Bouzid, Hosni Akremi et la voix de Fethi Akkari.
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