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Bon, je vais voir Kaolin en concert le 7 mars, je devais donc trouver le temps d’écouter le dernier album Mélanger les couleurs dont le premier extrait « Partons vite » est diffusé en boucle sur les grandes ondes radio.
Un premier extrait qui ne m’a pas fait que dire du bien de Kaolin… Non pas parce que j’aurais (c’était il y a quelques mois) entendu un mauvais morceau. Mais parce qu’il me semblait avoir écouté un single qui sonne « chanson française - nouvelle scène » joué par ces musiciens qui avaient les guitares des Sonic Youth... Avant !
J’avais alors l’impression d’avoir été escroqué par ces garçons de Montluçon, le groupe que j’écoutais déjà il y a 7 ans je crois. À cette époque, une scène rock française émergeante très prometteuse voyait le jour avec des groupes comme Kaolin, Daisybox et Eiffel. Et moi, je voyais en eux les Placebo français, les fils des Cure et des Pixies… La renaissance de tout un patrimoine en V.F. qui n’a jamais vraiment eu lieu, en tout cas de manière très médiatique.
Il aurait donc été compréhensible –pour survivre- que Kaolin sorti de chez Barclay pour arriver chez a(t)home et Wagram se travestisse un instant en Cali ou Bénabar étant donné l'engouement actuel des producteurs pour cette scène.
Ultra-pop
Preuve, une fois de plus que les délicieuses surprises arrivent toujours quand on ne s’y attend pas : cet album n’est pas du tout franchouillard, il est Ultra-pop.
Délicieux (oui je me répète) riche en mélodie, et habité par une stridente douceur. Les textes nous racontes de vraies choses, des sentiments, l'amour, les relations, et ça sonne. Les guitares fuzz sont toujours là, les rythmes de batterie frappent toujours aussi rock, il est vrai que le chant a perdu un peu de Radiohead et s'est surement trop imprégné des Louise Attaque, mais c’est beau. Agréable à écouter. Je crois même que ça fait du bien.
L’album s’ouvre doucement sur un petit délire « beach party », on se laisse vite prendre au jeu avec cette ballade entrainante qu’est donc « Partons vite ». « J'irai mélanger les couleurs » sonne comme un rappel citoyen qui doit nous empécher d'oublier l'élection presidentielle d'avril 2007. Puis les morceaux pop, plus british arrivent. Les guitares reviennent et… Première explosion sonore et mélodique, vient « cherche des poux », sans aucun doute le meilleur titre (pour moi) de cet album. Kaolin a trouvé sa noise-pop à lui, et c’est classe.
Un peu plus tard arrive « belle évidence » dont la ligne de basse a été empruntée à « A forest» des Cure, puis « Lila Hunset » : planant, « Fais semblant » que les adeptes de Muse apprécieront surement, et enfin « J’insiste » avec des arrangements cordes pour finir dans une (pop) mélancolique d'une douceur acoustique, puis électrique. Deux modes de jeu que Kaolin sait désormais marier à merveille.
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