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Créée il y a seulement un an, cette fondation, explique Mme Tagemouati, vient accompagner l'esprit culturel de la ville spirituelle, issu de la longue expérience du festival, dans l'objectif d'en parler à un niveau international et arriver à faire de cette cité, une ville de dialogue, de tolérance et de culture. «C'est vrai que je viens d'arriver à la Fondation et au Festival, qui n'est pas quelque chose d'inconnu pour moi. Moi-même, je l'ai accompagné et suivi depuis sa naissance.
J'y ai même contribué, en tant que bénévole, pendant deux ans. Alors, j'ai pu observer comment il a évolué et a pris de l'ampleur. Cela s'est effectué grâce aux hommes et femmes qui l'ont créé, dont beaucoup ne sont pas connus. Il y a aussi le travail de fond qui a été déjà réalisé pour améliorer l'organisation et la programmation », précise la directrice générale. En effet, cette programmation est considérée comme l'une des grandes qualités de ce festival, qui a su traiter le sujet des musiques sacrées en gardant, durant ces 12 années, le cap sur ce fil rouge. «En effet, le festival a déjà réussi le pari sur ce plan et s'est fait une identité forte autour de cette notion et sur d'autres, à savoir le son presque parfait dans les différentes scènes de spectacle.
Maintenant, nous allons essayer d'améliorer d'autres choses en commençant par la mise en scène, projet qui est en train de se concrétiser pour cette année», assure Naîma Tagemouati. Mais, en dehors de ces atouts considérables pour le festival et qui le maintiennent à son apogée, la manifestation possède, également, une autres dimension qui n'est pas moins importante, se cristallisant dans les fameux sites accueillant les concerts et rencontres, dont le musée Batha, Bab Makina, Bab Boujloud, entre autres.
Ce qui a inspiré aux organisateurs d'adopter le thème «Souffle du temps, esprit des lieux» pour cette année, en hommage à la magie des lieux. Le souffle qui n'est autre que cette ouverture à l'international et au moderne.
Ainsi, du 1er au 10 juin, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde offrira aux heureux festivaliers un important bouquet de manifestations, aussi bien culturelles qu'artistiques. Des débats, des expositions, des découvertes de monuments, des ateliers pour jeunes seront aussi au rendez-vous et beaucoup de musique, qui traversera toute la ville avec des célébrités dans l'univers du chant sacré.
Une ouverture spectaculaire sera réservée à Barbara Hendricks avec l'ensemble baroque suédois de Drottningholm et une clôture des plus magiques avec le London Community Gospel Choir, en passant, durant cette période, par Johnny Clegg « le Zoulou blanc», Tania Maria, Claire Zalamansky, Halakat Jalaeddine Roumi, Aîcha Mint Chighaly, Parissa et l'ensemble Dastan, Akhtar Sharif Arup Vâle Qawwals, Sonia Mbarek, Beihdja Rahal et Fadwa El Malki, les frères Pinana et l'ensemble à cordes cubain, Angélique Kidjo, Vasumathi Badrinathan, Jahida Whbé et Elias Karam, Waed Bouhassoun et Nadira Pirmatova.
Mais, le festival a préparé une nouveauté avec Bartabas, son cheval Le Caravage et les musiciens soufis Nezih Uzel et Kudsi Erguner. Une représentation très particulière qui se déroulera à 4h30 du matin avec un nombre limité de spectateurs (300 places).
A côté de cela, il y a le Festival dans la ville, dirigé par Zineb M'Rabet, qui réserve au public de Fès plusieurs manifestations à Bab Boujloud, Dar Tazi et au complexe du quartier Bensouda où un mélange de styles fera le pont entre les deux programmations. «Grâce à cette ouverture, le festival est devenu quelque chose qui concerne toute la ville, en faisant participer le maximum de gens».
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Ce que fait la Fondation
En dehors de son accompagnement du festival, la Fondation Esprit de Fès a d'autres ambitions, qui sont celles de hisser un certain nombre d'activités à un niveau international.
Son objectif principal est d'encourager le développement humain à travers une dynamique culturelle de la ville.
Elle a ainsi une vision ouverte, qui entend contribuer au rayonnement de l'image de Fès comme capitale spirituelle et culturelle du Maroc et un creuset de paix, de dialogue et de rencontres.
2007 constitue pour la Fondation une année de continuité avec l'organisation de plusieurs événements.
Parmi ses manifestations, la Fondation s'occupe du Festival jazz in riads, du festival d'art culinaire, du Madih et du samaâ, de la culture amazighe, des rencontres programmées avec le Festival du Melhoun et de la poésie urbaine en juillet prochain.
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