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Le visiteur entreprend un véritable voyage en remontant le temps et en parcourant l'espace. Dès l'entrée, de grands panneaux lumineux accompagnent le visiteur dans son périple magique. Casablanca, il y a deux millions et demi d'années jusqu'à l'arrivée du premier homme, il y a un million d'années.
A travers cette exposition, on constate que Casablanca a un passé archéologique très riche. Ce n'est pas pour rien que les formations quaternaires de la ville sont parmi les plus complètes au monde et constituent une référence pour le cadre stratigraphique de l'Afrique du Nord, voire celui de la péninsule ibérique. Os, mandibules, dentitions et crânes témoignent de la présence animale et humaine dans cette région pendant cette ère. Sans oublier les outils sur galets que l'homo erectus utilisait à l'époque.
Le tout est expliqué d'une manière simple et limpide, afin que le visiteur professionnel ou profane puisse s'imprégner de cet héritage du passé. Outre les éléments exposés, le visiteur peut avoir une idée précise sur le travail de l'archéologue. En effet, plusieurs affiches expliquent l'itinéraire que le chercheur archéologue emprunte depuis la prospection jusqu'à la découverte de l'objet. Entrepris depuis le 19e siècle, les travaux de fouilles au Maroc en général et à Casablanca en particulier ont permis la découverte de bon nombre de sites d'une grande importance.
Ainsi, on peut citer Cap-Chatelier, la carrière Thomas qui a livré la plus ancienne trace de la présence humaine au Maroc, la grotte des rhinocéros ou encore la grotte d'Ahl Loughlam qui ne cessent de fournir, encore aujourd'hui, des trésors préhistoriques, que le célèbre paléontologue Yves Coppens, le découvreur de l'australopithèque Lucie, aurait certainement appréciés.
La richesse et l'importance des objets exposés à la cathédrale Sacré-Cœur sont la clé du succès de cette première exposition qui, espérons-le, ne sera pas la dernière.
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Parc archéologique
Casablanca regorge d'objets archéologiques d'une valeur inestimable.
C'est pour cela que les responsables ont décidé de sauvegarder et de préserver ce précieux patrimoine. Ils ne lésinent sur aucun moyen et envisagent même de créer un parc archéologique dont le lieu sera le site de Sidi Abderrahmane.
Avec un budget de 60 millions de dirhams, ce projet comprendra une partie réservée aux scènes préhistoriques, un musée et des locaux destinés aux chercheurs.
Un rêve longtemps caressé par les chercheurs bientôt mis en place. Mais encore faut-il que les partenaires se manifestent. A bon entendeur…
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