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Intervenant à l'ouverture de cette rencontre, l'attaché audiovisuel auprès du service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France au Maroc, M. Patrick Madelin a qualifié le Ficam de "lieu privilégié pour voir le meilleur de l'animation de l'art graphique mondial au Maroc".
Ce festival constitue un espace de rencontres permettant aux étudiants et aux jeunes professionnels de se mesurer avec les techniques de cet art à part entière, mais aussi de mesurer le développement de la création marocaine, a-t-il ajouté, soulignant l'importance de cette manifestation devenue l'un des rendez-vous incontournables de l'actualité cinématographique au Maroc.
De son côté, le directeur de l'Institut français de Meknès, M. jean-Florent Filtz, a mis l'accent sur l'amélioration qu'a connue cet événement aussi bien au niveau quantitatif que qualitatif.
Selon lui, cette édition sera marquée par la projection d'une soixantaine de films récents, de grands classiques du cinéma d'animation et de films africains, ainsi que par l'organisation de cérémonies en hommage à de grands réalisateurs, en plus d'une série d'expositions et de tables rondes.
Le FICAM, a-t-il dit, se veut un rendez-vous annuel pour les jeunes marocains et étrangers et pour les professionnels leur permettant de découvrir les films et courts-métrages d'animation réalisés par des metteurs en scène de renommée internationale.
Cette édition sera consacrée aux liens qui existent entre illustration, bande dessinée et film d'animation avec notamment des projections d'oeuvres d'albums de jeunesse et de BD adaptées en film d'animation et des rencontres avec des cinéastes.
D'après les organisateurs, "cette initiative représente un véritable clin d'oeil à l'ouverture d'un département cinéma d'animation à l'Institut national des beaux arts de Tétouan (INBAT) en partenariat avec la délégation de Wallonie Bruxelles au Maroc".
Cette édition sera aussi marquée par des expositions retraçant les étapes de création d'un film d'animation, des ateliers bande-annonce et story-board et des débats sur des thèmes portant sur l'adaptation de bandes dessinées en dessin animé, l'histoire du cinéma d'animation, la transposition d'une matière littéraire sous forme de dessin animé et les métiers du film d'animation au Maroc.
Le FICAM prévoit de même une cérémonie en hommage au Nigérian Moustapha Elassne, un pionnier du film d'animation au niveau africain, dont la filmographie compte une trentaine d'oeuvres dénonçant l'arrivisme et la soif de pouvoir des nouveaux riches du continent.
Le septième art marocain sera présent en force à travers les films d'animation "famila" du réalisateur Nazih Bahraoui, "Blad schizophrène" de Chouaib Chirour, "Aissaouas style" et "Tikchbila" de Nabil Rami, ainsi que "le vélo projecteur" de Abdelhamid Serghini et Hatim Miftah, et le court-métrage "la relève: Touiba et Zoutina", réalisé par les élèves de l'Institut français de Meknès.
Lors de ce festival, le cinéma arabe sera à l'honneur avec au menu entre autres la projection de trois films du Jordanien Emad Hajjaj et des rencontres avec les réalisateurs tunisiens Mohamed Grayaâ qui diffuse son opus "L'enfant roi" à Meknès en première mondiale et Abdel Belhadi, qui présente son long-métrage "Les naufragés de Carthage".
Une programmation française bien riche est prévue également, avec comme invité d'honneur le talentueux réalisateur français Michel Ocelot.
A l'ouverture de ce festival, il a été procédé à la remise du Grand prix Aicha au jeune fadel Saloui pour son court métrage l'"éternel voyage" et à la projection du film "familia", primé lors du 6ème FICAM.
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