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Selon Yves Jeanneau, commissaire général de cette manifestation dont il a été l'un des fondateurs, le documentaire d'investigation, de plus en plus souvent réalisé en haute définition, est un "genre royal", un programme long, en mesure de rivaliser avec le long métrage de fiction projeté en salle.
Difficiles à produire, coûteux, les documentaires d'investigation se heurtent à une certaine "timidité" des producteurs et trouvent difficilement leur place dans les grilles de programmes des diffuseurs traditionnels. Mais ils bénéficient d'une "ampleur de diffusion beaucoup plus grande", car ils rencontrent un large public au cinéma et sur les nouvelles plateformes de diffusion comme l'internet ou le téléphone mobile.
Yves Jeanneau estime en effet que le téléphone portable, dans le mesure où son écran va "très vite" évoluer, peut être un support pour des programmes longs.
Interrogé sur les thèmes qui inspirent aujourd'hui le documentaire international, Yves Jeanneau a cité "la science et l'histoire", donnant comme exemple la chaîne américaine Discovery qui dispose de quatre cases "Quest" (enquête) consacrées notamment aux grandes découvertes scientifiques récentes.
L'adaptation du documentaire aux nouvelles plateformes, notamment aux écrans nomades, sera aussi l'un des thèmes de ce 18e marché.
Yves Jeanneau relève cette année une hausse des inscriptions de 12% par rapport à l'an dernier. Après l'Asie, déjà présente à La Rochelle en 2006, l'Amérique latine et le continent indien viendront cette année, parmi environ 2.000 participants attendus, venus de 50 pays, dont environ 350 acheteurs.
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