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Sur plus de 250 artistes programmés, près d'une vingtaine de VJ's ou VJettes (abréviation de Vidéo Jockey) -dont le Berlinois Pfadfinderei et les collectifs français "Faux Raccord" et "Infraksound"- sont à l'affiche du festival qui leur consacre un espace d'expression dans son programme "Images sonores".
"Le VJ mixe (ndlr: mélange) en temps réel des images qu'il a tournées ou détournées de films et de clips vidéo sur la prestation ou "set" d'un DJ (disc jockey). Il y a une vraie interactivité", explique Matthieu Aurenche, coordinateur de la vidéo aux "Nuits sonores" et membre du collectif lyonnais "Faux Raccord".
Apparue au début des années 2000 avec la révolution numérique, la pratique du "VJaying" passe par l'utilisation des tables de mixage vidéo, des ordinateurs, des caméras ou plus simplement des platines DVD sur lesquelles le VJ peut "scratcher" (agir sur la vitesse ou le mouvement de l'image) comme un DJ avec ses disques.
Le résultat est retranscrit instantanément sur de larges écrans quasiment indispensables aujourd'hui dans la mise en scène d'un concert comme c'est le cas pour les trois grands concerts des "Nuits sonores", dont les manifestations investissent annuellement une cinquantaine de lieux à Lyon et devraient attirer cette année près de 50.000 personnes.
Pour mieux connaître cette pratique émergente de la culture électronique, le festival s'ouvre cette année à des "Master class" de "VJaying", des initiations pratiques et didactiques proposées gratuitement au public dans le village "Mix Move", principal lieu d'échanges entre professionnels du secteur et festivaliers situé en face de l'Hôtel de Ville de Lyon.
Cette interactivité de l'image et du son est aussi l'objet, dans le cadre des "Images sonores", de conférences mais aussi d'installations artistiques originales comme celle du projet "Boîte à Musique Vr 2.0b" dans l'amphithéâtre de l'opéra de Lyon.
Cette installation multimédia utilise un tapis interactif muni de plusieurs dizaines de capteurs, sur lequel l'artiste, en l'occurrence la chorégraphe Delphine Gaud, danse et déclenche des séquences audio qui animent instantanément son clone numérique sur un écran géant.
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