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La création d'un groupement d'intérêt dans ce sens peut être l'un des moyens les plus efficaces à même de fédérer les efforts des acteurs de ce secteur, ont estimé les intervenants lors de cette rencontre organisée par l'Institut national de la Recherche agronomique (INRA).
Les participants ont, par ailleurs, évoqué les problèmes dont soufre la filière, notamment la dépendance de l'industrie d'abricot d'une seule variété, la Canino, ainsi que la courte période de disponibilité de ce fruit sur les marchés. Ils ont plaidé pour davantage d'efforts en vue de combler le manque "énorme" en matière de création variétale pouvant étaler le calendrier des récoltes, aussi bien vers la précocité que vers la tardivité, ainsi que de diversification des produits transformés d'abricots.
Lors de cette journée d'étude, qui a connu la participation de producteurs, d'industriels, de chercheurs et d'agents de développement, l'accent a été mis également sur l'importance de consolider la cohérence entre la recherche, le développement et la profession.
Cette rencontre, qui avait pour objectif l'échange d'expériences et de savoir faire entres les acteurs de la filière et la sensibilisation à la préservation du patrimoine national d'abricotier, a été une occasion de présenter certains acquis des recherches effectuées par l'INRA dans ce domaine.
"Performances des nouvelles sélections INRA dans la région d'Al Haouz", "valorisation technologique des abricots, situation et perspectives", "principaux ravageurs affectant la production d'abricotier" et "état et perspectives des conserves de confiture d'abricot", sont les intitulés de quelques exposés présentés à cette occasion.
L'abricotier occupe au Maroc une superficie d'environ 14.000 hectares, avec une production annuelle estimée à 120.000 tonnes et un rendement moyen de 8,5 tonnes par hectare.
On distingue deux secteurs au sein de la filière, l'un semi intensif, dont la majeure partie est localisée dans la région d'Al Haouz (plus de 7.000 ha), et un secteur traditionnel situé dans les oasis du sud allant de Tafilalet à Ouarzazate.
Le secteur repose sur la culture de deux variétés, à savoir la Canino industrielle assurant 80 pc de la production nationale et la variété appelée Delpatriarca, dont le fruit est consommé uniquement en frais. D'autres variétés existent mais avec une moindre importance.
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