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 Economie national :
 
L'inflation serait relativement maîtrisée
Les prix à la pompe devraient se maintenir à leur niveau actuel
Se basant des hypothèses considérées comme les plus probables, sans prendre en considération des sources d'incertitudes qui peuvent altérer ses prévisions, Bank-Al-Maghrib prévoit une maîtrise de l'inflation cette année et au début de 2008.
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En effet, selon la banque centrale, en l'absence de la matérialisation des principaux risques identifiés (pressions sur les prix du pétrole, augmentation de l'inflation mondiale et resserrement possible de la politique monétaire dans les pays industrialisés, tensions sur le marché du travail et plus forte contraction de la production agricole), la prévision centrale à l'horizon des quatre prochains trimestres suggère une détente des pressions
sur les prix.

Elle reste donc en ligne avec l'objectif de stabilité
des prix. Ainsi, précisent les conjoncturistes de Bank-Al Maghrib, l'inflation indique une hausse des prix pour le deuxième trimestre 2007, en glissement annuel, d'environ 2,0% par rapport à la même période de l'année précédente.
Le niveau d'inflation pour le deuxième trimestre a été relevé de 1,8 à 2 %.

Pour les trois trimestres suivants (du 3e trimestre 2007 au 1er trimestre 2008), l'inflation, en glissement annuel, se situerait entre 2,2% et 2,4%, et à 2,1% pour le premier trimestre 2008.
Paradoxalement, la mauvaise campagne agricole 2007, qui a impacté à la baisse la valeur ajoutée du secteur primaire, a un effet positif sur les prix.

Pour l'ensemble de l'année 2007, l'inflation se situerait très probablement aux alentours de 2,3%, au lieu de 3,3% en 2006. Sur l'horizon de prévision (du 2e trimestre 2007 au 1er trimestre 2008), l'inflation s'établirait à 2,2 %.

Tout en restant prudentes, ces prévisions tablent donc sur des conditions favorables aussi au niveau du marché du travail que sur le plan des prix à l'importation.
Ainsi, estime-t-on, les pressions inflationnistes ayant pour source le marché du travail restent circonscrites.

Cependant, nuance-t-on, elles devraient légèrement s'accroître au cours des prochains trimestres. En effet, souligne-t-on, si un tassement est envisagé pour les prochains trimestres, le marché du travail continue à être relativement dynamique.

Pour les salaires, les informations disponibles indiquent, selon le dernier rapport sur la politique monétaire de Bank-Al Maghrib, une augmentation sensible en termes réels pour 2006. Pour les prochains trimestres, compte tenu du processus de négociation actuellement en cours entre le gouvernement et les syndicats, la Banque centrale n'envisage pas de relèvement du Smig.

En ce qui concerne l'évolution des prix à l'importation hors produits pétroliers, elle devrait, prévoit ce rapport, comme en 2006, continuer à augmenter plus rapidement que par le passé mais à un rythme moins élevé qu'en 2006. Au total, conclut-on, les pressions sur l'inflation découlant des prix à l'importation hors produits pétroliers devraient être relativement modérées.

L'inflation mondiale s'est ralentie au début du deuxième trimestre de l'année 2007. A court et moyen termes, les perspectives demeurent incertaines, notamment en liaison avec les tensions actuelles sur le marché mondial du pétrole et une augmentation potentiellement plus forte que prévue de la demande globale.

En fait, les tensions persistantes sur les marchés internationaux tendent à indiquer que le prix du pétrole continuera à être élevé sur le moyen terme. Le prix moyen observé sur les marchés, pour les 5 premiers mois de l'année, se situe autour de 63 dollars par baril.
Pour 2008, l'évolution du prix du pétrole est entourée d'une plus grande incertitude avec un biais à la hausse, notamment du fait d'une augmentation rapide, et qui semble durable, des marges de raffinage.

Le rapport de Bank-Al Maghrib note qu'un prix international du baril supérieur à 52 dollars devrait, si le mécanisme d'indexation est pleinement appliqué, conduire à une augmentation du prix domestique du gasoil.

L'hypothèse de non répercussion de la hausse des prix internationaux sur le prix domestique, dont le coût est pris en charge par le budget jusqu'à 65 dollars selon la Loi de finances 2007, est toutefois retenue.
Le scénario central pour l'année 2007 et le premier trimestre 2008 assume donc un maintien du prix du gasoil
à la pompe au niveau actuel
de 7,22 DH par litre.
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L'effet pétrolier persiste
Après le fléchissement observé depuis septembre 2006, les cours du pétrole se sont inscrits en hausse au cours des cinq premiers mois de l'année 2007.
Le cours du baril s'est situé autour de 60,36 dollars en moyenne des cinq premiers mois de l'année, au lieu de 63,92 au cours de la même période de l'année précédente.

Pour l'ensemble de l'année 2007, le cours du baril ne devrait pas dépasser 60,75 dollars, selon les dernières estimations du FMI. Cependant, les perspectives de court terme sont incertaines en raison notamment des tensions géopolitiques, de la diminution des capacités de production des raffineries et de la baisse de la demande.

Au Maroc, les prix à la pompe, indexés sur les cours mondiaux du pétrole, n'ont pas connu de modification depuis qu'ils ont été réduits en janvier 2007. Dans l'hypothèse d'une augmentation des cours mondiaux ne dépassant pas 10%, ces prix ne devraient pas connaître de modification durant le reste de l'année 2007, selon La banque centrale.

Les prix à l'importation des biens de consommation ont poursuivi leur tendance haussière entamée depuis le
troisième trimestre de l'année 2006.

Au cours des dernières années, ils ont poursuivi une tendance à la baisse qui tient notamment au niveau des prix sur les marchés mondiaux et au processus de démantèlement tarifaire, selon Bank-Al Maghrib. En particulier, les prix moyens à l'importation des biens de consommation ont connu une détente encore plus marquée, notamment pour ce qui est des produits facturés en dollar, exerçant ainsi des effets modérateurs sur l'inflation.

Depuis le troisième trimestre 2006, indique-t-on, ces effets semblent s'atténuer, les prix moyens à l'importation des biens de consommation ayant entamé une orientation
à la hausse qui s'est poursuivie durant les deux premiers
mois de 2007.
 Le matin.ma 10-07-2007   

   
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