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D'autres proposent même de la rééquilibrer davantage pour profiter de la conjoncture actuelle jugée très favorable. «Les finances publiques pourraient être plus ambitieux», suggèrent-ils.
La réduction de la masse salariale du secteur public, la réforme du système de subvention des produits pétroliers et des denrées alimentaires et l'accélération de la réforme fiscale seront cruciales pour rapprocher le ratio dette de l'État /PIB de la moyenne des pays émergents de l'OCDE.
En attendant le relifting de la politique budgétaire, la situation des finances publiques s'est déjà renforcée. Le déficit budgétaire a été de 2,1% du PIB en 2006 et devrait rester inférieur à 3% à moyen terme, signe d'une économie qui arrive relativement à bien se financer.
Explication : les bons résultats sont imputables au très bon comportement des recettes au titre des principaux impôts, eux-mêmes redevables à l'élargissement de leur assiette et au renforcement de l'administration fiscale, ainsi qu'aux efforts déployés par les autorités pour s'attaquer aux principales sources de rigidité budgétaire, y compris la masse salariale.
Toutefois, les ressources budgétaires restent insuffisantes en raison de l'assiette fiscale qui demeure étroite, et du niveau élevé des subventions à l'énergie.Si l'économie marocaine arrive à se financer facilement et dans de bonnes conditions, c'est grâce à un marché financier national mature et profond. Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international a noté, avec grande satisfaction, la stabilité du secteur financier qui constitue incontestablement la pompe d'énergie pour toute l'économie marocaine.
Les banques nationales orchestrées par Bank Al-Maghrib ont pu, sous les directives de cette dernière, assainir leurs comptes, diminuer les créances en souffrance et augmenter leur provisionnement. Les facteurs de vulnérabilité du secteur financier se sont ainsi atténués. La progression récente du crédit au secteur privé montre que les efforts consentis par les autorités pour développer l'intermédiation financière portent leurs fruits. D'importants progrès ont aussi été accomplis dans le domaine de la supervision du secteur financier. Les administrateurs du Fonds international ont applaudi, à ce niveau, l'initiative de la Banque centrale pour avoir décidé d'aligner les établissements de crédit aux normes prudentielles de Bâle II à partir de juin 2007.
Enfin, le FMI considère qu'à moyen terme, le Maroc devrait améliorer ses solides performances économiques pour rapprocher son revenu par habitant de celui des pays émergents de l'OCDE afin de réduire davantage le chômage et la pauvreté. Les administrateurs estiment que la politique économique menée actuellement par le Maroc est appropriée et que l'inflation a été maîtrisée au cours du premier semestre de 2007. Le FMI invite toutefois à la vigilance de la Banque centrale pour contrecarrer les risques qui pèseront
sur le comportement futur de l'inflation.
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Maîtrise des dépenses
Les pouvoirs publics ont toujours fait de la politique budgétaire un axe stratégique prioritaire pour atteindre leurs objectifs de développement économique et social. Dans cette perspective, l'accent est mis, depuis quelques années, sur la maîtrise des dépenses et l'amélioration de la gestion publique.
Ces deux vecteurs jouent un rôle important dans la détermination de l'allocation des ressources et le développement du potentiel économique national. En vue de maîtriser l'évolution des dépenses publiques, il est envisagé, outre le ciblage des dépenses de compensation pour pallier les insuffisances actuelles et garantir l'allocation de ces subventions aux populations défavorisées, de réduire le poids de la masse salariale et de rationaliser les dépenses publiques.
La masse salariale représente actuellement plus de 13% du PIB et pèse lourdement sur les finances publiques. A ce titre, sa maîtrise constitue un axe principal du programme de réforme de l'administration engagé. L'objectif est de réduire le poids de la masse salariale dans le PIB à environ 11% en 2009.
A cet effet, plusieurs mesures sont mise en œuvre en vue de rationaliser la gestion des ressources humaines, d'améliorer le profil et le rendement des fonctionnaires et agents de l'Etat et d'assurer la maîtrise de la masse salariale.
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