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Wendelin Wiedeking a confirmé hier que son groupe s'était réservé des options qui lui permettraient d'acquérir des actions Volkswagen à un prix préalablement défini. |
DANS l'industrie automobile, il est rare que David s'attaque à Goliath. C'est pourtant ce que tente de faire le constructeur de voitures de sport allemand Porsche, qui détient actuellement environ 31 % de Volkswagen, en déclarant vouloir augmenter cette participation. Son président, Wendelin Wiedeking, a confirmé les rumeurs en affirmant hier que le groupe s'était réservé des options qui lui permettraient d'acquérir des actions Volkswagen à un prix préalablement défini.
La firme de luxe pourrait ainsi franchir la barre des 50 % du capital début 2008, même si Wendelin Wiedeking n'a pas précisé de date. Porsche attend en effet une décision de la Cour européenne de justice, qui a de bonnes chances de remettre en cause la « loi Volkswagen » interdisant à tout actionnaire d'exercer plus de 20 % des droits de vote, et ce quelle que soit sa part du capital. Or, c'est précisément pour accroître son pouvoir d'influence sur le groupe VW, pour l'instant équivalent au land de Basse-Saxe (qui ne détient pourtant que 20 % des parts), que le fabricant de la « 911 » projette un nouvel assaut financier. Porsche, dont les ventes sont insignifiantes par rapport à celles du numéro un européen (7,12 milliards d'euros contre près de 105 milliards d'euros, en 2006), a incontestablement les moyens de ses ambitions, puisque, avec une marge nette supérieure à 18 %, il dispose d'un véritable trésor de guerre.
Un appétit d'ogre
On devine derrière la préparation de cette prise de contrôle la main de Ferdinand Piëch, petit-fils du fondateur de Porsche et par ailleurs président du conseil de surveillance de Volkswagen. En s'invitant au capital de Volkswagen le 24 septembre 2005, il avait cherché à mettre l'inventeur de la Coccinelle - à l'époque dans une situation financière délicate - à l'abri d'une éventuelle OPA hostile.
Porsche avait ensuite porté sa participation à près de 31 % au printemps, ce qui, selon la loi allemande, l'obligeait à lancer une OPA sur le groupe. Mais le constructeur de luxe avait contourné cet obstacle par une sorte de simulacre d'offre de rachat : le prix qu'il proposait par action était inférieur au cours du marché. Rien ne l'empêchait plus alors de satisfaire son appétit d'ogre, à sa manière, prendre le contrôle de VW par petites bouchées.
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