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La Commission européenne. |
Nouveau coup dur dans la bataille des chiffres qui opposent, depuis la semaine dernière, le gouvernement français et les statisticiens. Après la révision à la baisse de l’OCDE qui a annoncé jeudi dernier une prévision de croissance pour la France de 1,9% au lieu de 2,1%, c’est désormais la Commission européenne qui révise à la baisse.
Bruxelles a fortement abaissé la prévision de croissance française à 1,9%, contre 2,4% précédemment, se montrant plus pessimiste que Paris qui continue de tabler sur un taux de 2,25%. Le premier ministre François Fillon s'était montré rassurant en expliquant vouloir attendre l'effet des réformes fiscales mises en place pendant l'été.
Moins de pessimisme pour la zone euro
La Commission européenne a toutefois moins abaissé sa prévision pour les treize pays de la zone euro. La croissance de la zone euro devrait avoisiner 2,5%, contre 2,6% auparavant.
Une révision qui s’explique par la crise financière mondiale qui a affecté les marchés cet été. "Des fondamentaux solides et un contexte mondial encore favorable devraient continuer à soutenir la croissance européenne. Néanmoins, la turbulence récente sur les marchés a clairement accentué les risques qui pèsent sur la croissance", a souligné la Commission.
En 2006, la zone euro avait connu une reprise vigoureuse avec 2,7% de croissance, après un trou d'air en 2005.
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