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 Economie international :
 
Le baril de pétrole enchaîne les records
Les cours de l'or noir ont dépassé hier les 82$, dopés par la décision de la Réserve Fédérale d'abaisser d'un demi-point son principal taux directeur, et par la subsistance de craintes concernant l'Iran.
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La décision de la Réserve Fédérale d'abaisser d'un demi-point son principal taux directeur a dopé les cours du pétrole, qui ont atteint un nouveau plus haut historique, au dessus des 82$.


Le baril de pétrole a de nouveau signé un plus haut hier à New York, dépassant pour la première fois depuis la création des marchés à terme sur pétrole en 1983, la barre des 82$ le baril. Dans les échanges électroniques qui ont suivi la clôture des transactions new-yorkaises, le baril a atteint 82.38$, du fait de l'annonce par la Réserve Fédérale d'une baisse d'un demi point de son principal taux directeur.


Avec ce geste, la récession aux Etats-Unis pourrait être évitée, et la demande en pétrole pourrait ainsi ne pas être affectée par la crise du subprime, comme le craignaient jusqu'alors les analystes. Avec une consommation qui pourrait de ce fait repartir et des capacités excédentaires de production limitées au niveau mondial, les craintes de pénurie reviennent plus que jamais sur le devant de la scène, et ce malgré la fin de la driving season.


A quelques semaines de l’hiver, le marché juge en effet insuffisant l’approvisionnement du marché en or noir, et ce malgré la décision de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (Opep) d’augmenter sa production journalière de 500 000 barils. L’Opep pensait stopper la flambée des prix en agissant ainsi, mais c’est l’effet inverse qui s’est produit. Les marchés ont jugé trop tardive et trop faible la hausse de production.


Pour preuve, les stocks aux Etats-Unis ont atteint des niveaux alarmants pour les analystes. Dans son dernier rapport hebdomadaire, le département américain de l'Energie (DoE) avait annoncé une baisse de 7,1 millions de barils des stocks américains de brut lors de la semaine achevée le 7 septembre.


Du coup, les investisseurs se focalisent davantage sur le déséquilibre entre l’offre et la demande. Toutefois, si les cours du pétrole devaient se maintenir au-dessus de 80 dollars le baril pendant plus de 15 à 20 jours, l’Opep a indiqué hier qu'elle pourrait à nouveau relever le plafond de sa production.


Le risque géopolitique de retour


Autre facteur jouant en faveur de la montée des prix: les tensions géopolitiques. Les propos sur l'Iran tenus par Bernard Kouchner dimanche, et par François Fillon lundi ont ravivé les craintes d'un conflit majeur au Moyen-Orient. Les réactions iraniennes à ces déclarations ont augmenté la prime de risque sur le marché pétrolier.


Le facteur géopolitique est très important sur ce marché: comme la consommation mondiale, qui avoisine les 85 millions de barils par jour, reste relativement proche des niveaux de production, toute interruption de production dans un des pays exportateurs est immédiatement répercutée dans les cours. La position géostratégique de l'Iran, qui jouxte le détroit d'Ormuz, accentue un peu plus les craintes. C'est par ce canal que transite 15% du trafic pétrolier mondial. En cas de blocage, les exportations de pétrole saoudiennes et koweïtiennes seraient notamment affectées. En outre, l'Iran est le quatrième producteur de brut mondial.
 Le figaro.fr 19-09-2007   

   
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