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 Economie international :
 
L'euro frôle les 1.40$ après le geste de la Fed
L'euro a atteint ce matin 1.3989$ suite à la décision de la Réserve Fédérale d'abaisser d'un demi-points son principal taux directeur.
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L'euro est à quelques encablures des 1.40$, la devise européenne restant portée par des anticipations de resserrement de l'écart de rémunération des devises américaine et européenne. Avec la décision prise par la Fed de baisser ses taux hier, le loyer de l'argent aux Etats-Unis n'est plus que de 0.75 point supérieur à celui en vigueur en zone euro. Et le biais de la politique monétaire européenne reste quant à lui restrictif: pas question d'entendre pour l'instant parler d'abaissement de taux. Conséquence directe: avec une rémunération des actifs moins avantageuse qu'auparavant, la devise américaine est attaquée.


Il faut dire que le dollar, affecté par rapport à la monnaie unique, l'est également par rapport au yen. La Banque du Japon (BoJ) a maintenu ce matin son taux directeur inchangé à 0.50%, niveau auquel il se trouve depuis février. Le biais neutre adopté depuis quelques mois par la BoJ n'incite pas non plus les opérateurs à vendre du yen face au dollar. Résultat: le yen regagnait du terrain ce matin face au dollar, après en avoir perdu immédiatement après l'annonce de la Fed. 115.85 yens sont nécessaires pour un dollar.


"Augmentation de l'incertitude"


Hier soir, les membres de la Banque centrale américaine, présidée par Ben Bernanke, ont voté un abaissement de 50 points de base de ses taux directeurs. Son principal taux baisse à 4.75% et le taux d'escompte à 5.25%. Un signe fort adressé aux marchés alors que depuis juin 2006 la Fed n'avait pas abaissé ces taux directeurs. La Banque centrale a justifié cette décision par une "augmentation de l'incertitude sur les perspectives économiques" suite à la crise du marché immobilier.


Il faut dire que les voyants passaient les uns après les autres au rouge. Le risque de récession devenait tangible, alors qu'au mois d'août l'économie américaine avait détruit 4 000 emplois. Surtout, la crise du crédit immobilier risque de peser encore deux ans avant de se résorber. Cette décision a été largement saluée par les marchés d'actions: ce matin,l'indice CAC 40 progresse de plus de 2%, imitant en cela l'exemple de son homologue américain. Du coté des marchés de matières premières, pour la plupart libellées en dollars, beaucoup d'entre elles étaient bien orientées, et notamment le pétrole qui a dépassé les 82$ ce matin.
 Le figaro.fr 19-09-2007   

   
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