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 Economie national :
 
Des enjeux certains pour l'économie marocaine
Les opérateurs nationaux mettent en cause les subventions agricoles
L'attitude des pays développés qui campent sur leurs positions concernant les subventions qu'ils accordent à leur agriculture prend en otage les négociations de l'OMC, dans le cadre du Cycle de Doha, dont l'issue dépend en grande partie de la résolution de cette problématique.
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Les participants à une rencontre tenue cette semaine à l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises (ISCAE), à Casablanca sous le thème "Les négociations de l'OMC: quels enjeux pour l'économie marocaine?" étaient unanimes. Selon eux, le bilan de ces négociations, marquées par des consultations portant notamment sur les secteurs de l'agriculture et de l'industrie, "reste encore mitigé" à cause notamment des subventions (ou soutien interne) à
l'agriculture dans les pays développés.

Ce qui ne favorise pas le développement des échanges supplémentaires entre pays développés et pays en développement, a-t-on signalé lors de cette table ronde initiée par la Commission de la mondialisation de la section marocaine de la Chambre de commerce internationale (CCI), en collaboration avec le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) et l'ISCAE.

Il est à rappeler à ce sujet que les négociations sur l'agriculture dans le cadre de l'OMC ont repris au début de ce mois pour se prolonger pendant trois semaines.

Par ailleurs, l'ambassadeur représentant du Maroc à Genève, Mohammed Loulichki, avait estimé, lors de la réunion en juillet dernier du comité des négociations commerciales de l'OMC, que si le traitement enregistré, dans le cadre de cette organisation, pour certaines questions agricoles, notamment pour le volet du soutien interne, est prometteur, "beaucoup reste toutefois à faire en matière d'accès aux marchés, notamment la sélection et le traitement des produits spéciaux, le mécanisme de sauvegarde spéciale et la question de l'érosion des préférences".

Il avait ajouté, pour la même occasion, que le Maroc
considère que la désignation des produits spéciaux et leur traitement particulier sont des éléments vitaux pour les PVD qui peuvent le mettre à profit pour la mise en œuvre
de leurs politiques agricoles à des fins de développement.

Ce traitement spécial et différencié (déclaration de Doha) devrait être, avait-t-il insisté, partie intégrante des négociations.
S'agissant des négociations relatives aux produits industriels, le Maroc œuvre pour l'établissement d'un lien entre la formule suisse de réduction tarifaire et d'autres aspects de modalités dans le domaine de ces négociations.

En outre, il est à souligner que pour faire face aux défis inhérents au commerce international, le Maroc a mis en place
un Comité national, présidé par le ministre du Commerce extérieur, qui œuvre pour défendre les intérêts et les positions
du pays dans les négociations de Doha.

Le Maroc travaille, en concertation avec d'autres pays notamment sur des questions spécifiques, en vue d'aboutir à des résultats équilibrés du Cycle de ces négociations,
a-t-on souligné, lors de cette table ronde.

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Le Cycle de Doha
Ce Cycle, lancé dans la capitale du Qatar en 2001 et qui devait s'achever en 2004, vise une plus grande libéralisation des échanges commerciaux, mais également un meilleur accès des pays en développement au marché mondial.
En ce qui concerne l'UE, l'OMC a proposé une fourchette de 52 à 53,5% pour la baisse des droits de douane agricoles.

Bruxelles a estimé que "certaines parties des propositions dépassent les lignes rouges", notamment la limitation à 4 ou 6% du total des lignes tarifaires concernant le nombre de produits "sensibles" comme le boeuf ou le lait censés rester à l'abri d'une baisse trop forte des droits de douane.

S'agissant des Etats-Unis, les concessions demandées par l'OMC visent essentiellement les subventions versées aux agriculteurs.
L'enveloppe de ces aides devrait désormais s'établir entre 12,8 et 16,2 milliards de dollars par année, contre 40 milliards autorisés actuellement. Et c'est ce que refusent les USA.
Selon des estimations données par l'OMC, Washington a versé 15 milliards de dollars en moyenne par an à ses agriculteurs durant les cinq dernières années.

Mais c'est sur le chapitre des produits industriels que les commentaires ont été les plus acerbes. Les pays émergents devront ramener leurs droits de douane sur les produits industriels sous une limite de 19 ou 23%.

Ces pays ont mis en garde contre "un résultat des négociations injuste et disproportionné qui provoquerait un chômage de masse et la désindustrialisation de nos pays".
 Le matin.ma 22-09-2007   

   
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