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Un nouveau record. L'euro a atteint ce matin les 1.4130$. La devise européenne reste portée par des anticipations de resserrement de l'écart de rémunération des devises américaine et européenne. Avec la décision prise mardi dernier par la Fed de baisser ses taux, placer de l'argent aux Etats-Unis devient moins attractif. Et comme le biais de la politique monétaire européenne reste quant à lui restrictif, le dollar reste attaqué.
Mardi soir, les membres de la Banque centrale américaine, présidée par Ben Bernanke, avaient voté un abaissement de 50 points de base de ses taux directeurs, son principal taux revenant à 4.75%. Un signe fort adressé aux marchés alors que depuis juin 2006 la Fed n'avait pas abaissé ces taux directeurs. La Banque centrale justifiait alors cette décision par une "augmentation de l'incertitude sur les perspectives économiques" suite à la crise du marché immobilier.
La force de l'euro attaquée, Trichet réplique
Les niveaux atteints ces derniers jours par l'euro ont relancé la polémique sur la politique monétaire de la BCE. Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy à l'Elysée, a notamment qualifié dans le week-end le niveau de l'euro d'"absurdité". Jeudi, Nicolas Sarkozy avait exhorté la BCE de baisser ses taux d'intérêt, à l'image de ce qu'avait fait la Fed. Jean Claude Trichet, le président de la BCE, a répliqué hier en montrant du doigt les finances publiques de la France, qui sont selon lui, "en très grande difficulté".
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